ACTE I, SCÈNE Vin
De (es gages, CrispÏD, dis-moi ce qni t'est dû.
CRISPIK.
Abl monsieur,, .
FLORtHOND.
Parle donc.
CHISPIN.
Monsieur!...
FLOnlMOND.
Parleras-luV
CBIBPIN.
(* jut.) {H.iit.)
Ne faisons pas l'enfant. Ce n'est qu'une pistole. Tiens. Veux-lu Irien sortir?
CEISPIN.
Dites un mot, je voie.
FLOSIVOHD.
Eli bien 1
CHISPIN,
Encore un coup, tous n'avez qu'à parler.
FLOnlHOND.
J'ai parlé ; sors.
CHESFIH,
Fort bien; mais où faut-il aller?
FLORIHOND.
Où tu voudras.
CRISPIN
Eh! mais... expliquez-vous, de grâce...
FLORIHOND.
Quoi 1 tu ne comprends pas, maraud, que je te chasse?
CRISPIN
Plall-il7 vous me chassez? qui? moi, monsieur?
FLORIHOND,
Oui, lo
CRISPIN
Moi?
FLORIHOND.
Toi-mâme.
Point du tout.
CRISPIN
La raison ? elle est un peu subite.
La raison, c'est qu'il faut t'en aller au plus ïUe : Je le veux.
Hais enfin pourquoi le voulez-vous?
Parce que je le veux.
Mon cher maître, entre noua.
Ce n'est pas taisonner que parler de la sorte. Je le comprends fort bien, vous voulez que je sorte ; Hais je ne comprends pas pourquoi vous le voulez : Si j'ai failli, du moins aitea-le-moi, perlez.
FLORIKOND.
Voulez-vous, monsieur, que je vous aide?
FLORIHOND.
Puisque monsieur Crispin demande des raisons... Oui, monsieur, une seule.
FLOniVOND.
Eh bien I nous le chassons.
ABn de ne plus voir sa maussade figure.
CRISPfN.
Maussade! le reproche est nouveau, je vousjure; Ha figure jamais n'efi'aroucha les gens ; Même elle m'a valu des propos obligeants.
FLOHIMOND.
Elle ne me déplaît que pour l'avoir trop vue,
CRISPIN
Depuis un mois à peine elle vous est connue.
C'est beaucoup trop ; je veux un visage nouveau.
Mais, qu'ilsoit vieux ou neuf, qu'il soit maussade ou beau. Qu'importe, enfin, pourvu qu'un valet soit fidèle. Et qu'il serve son matlre avec esprit et zèle ? Sans me vanter, monsieur, je vous sers à ravir.
Je n'aime point non plus ta façon de servir.
cnispiN.
Qu'a-t-elle, s'il vous plaît... ?