ACTE T, SCÈHE YlII
Ce n'est qu'un premier pas : je vais droit t mon but. Je ferai mon chemin : je puis, de grade en grade, Tout naturellement aller h l'ambassade... Que sais-je enfin?... je puis être... minisire un jour, Et je protégerai les autres à mon tour.
VJCTOR, pTsuadé par degrés.
Ahl TOUS n'oubllrez pas, j'espère, mon bon maître. Un pauvre serviteur...
M. d'ohlange.
Non, tu dois me connaître; Sois tranquille; toujours tu seras mon ami : Tu seras d'un ministre un jour le favori.
VICTOR
Est-il possible?
». d'0«LAMGR, griiemeiit.
Hais soyez modeste et sage, Et de votre crédit sachez régler l'usage. Victor, de mes faveurs vous n'êtes le canal Que pour faire le bien, non pour faire le mal.
VICTOR, .bumbJemtnt.
Ah 1 croyez que jamais ce ne sera ma Taute, Si par hasard...
M. D'oni-ANGB.
Fort bien. Revenons à notre hôte; II me prend nar la main, me conduit au salon, Me présente lui- m6me <i ces dames...
Ah! bon.
Nous verrons quelque jour nos altentes remplies. Et ces dames, monsieur, à coup sûr sont joliesl
Oh! oui. La demoiselle, ou je suis bien trompé,
Est charmante 1 et d'honneur, j'en suis d'abord frappé
Je me remets bientôt, comme tu crois.
Sans doute.
H. d'ohlange.
La mère m'interroge, ei la fille m'écoute. J'ai voyagé, Victor : j'en ai pour plus d'un soir. A table entre elles deux on m'invite à m'asseoir. Je dévore. Au dessert la demoiselle chante : Quel goût délicieux! et quelle voix touchante! On me mène en un grand et bel appartement : Je suis las ; je m'endors délicieusement. La jeune demoiselle a moins dormi peut-être.
£00 I.E& CHATEAUX ES ERFAtiNE.
On déjeûtie. Victor vient avertir son maître. Je me lève... l'on veut en vain me retenir ; Je para, ajirès avoir promis de revenir.
VICTOR, hon de lui-même.
Restons, monsieur, restons encor cette Journée. Je reviendrai, Victor, une fois chaque année.