‹ ŒuvresChapitre 196 sur 429 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

RÉcÉDENTs.M. D'ORLANGE.

D'un aimable entretien je crains de vous distraire, D'âtre importun.

H. DK FLOaVILLE.

Monsieur est bien sftr du contraire, u. d'orlangb.

Moi! point du tout, d'honneur! je puis eire indiscret: Je sens qu'en pareil cas un tiers me gênerait.

M. DE PLOnvILLB, à put.

Fort bien I TOUS allez voir que c'est moi qui le gêne I

H. d'orlaHGE, ï Florrille.

Je suis un paresseux ; mais j'en porte la pdne : Vous m'avez prévenu.

LES CHATEAUX EN ESPAGNE

Bien plus heureusement Vous me sûtes hier préTcnir...

K. d'orlange.

D'un moment Ma Tenue en ces lîet» a devancé la vôtre. [l'autre !] Ab 1 nous sommes, monsieur, bien heureux l'un et Eus-je tort quand hier je vous rëlicilai? Le portrait que j'ai fait vous paratt-il flatté î

H. DE FLOHVILLË.

11 s'en faut bien.

HADEHOISELLE d'ORFEUIL,

Messieurs, épargnez-moi, de grâce, Ou vous m'obligerez...

M, DE FLORViLLE.

Une telle menace Nous impose silence.

H. d'orlan<;e.

Oui, changeons de sujet.

Il faut que je tous conte un reveque j'ai Tait. Ce qui frappe le jour, la nuit nous le rappelle. Ainsi je révais donc avons, mademoiselle. Je TOUS voyais partout, au châleau, dans le bois ; Et je vous voyais... telle enfin que je vous vois. De cette vision mon flme était charmée. Mais quoi 1 je sens mes yeux se remplir de rumée. Je les ouvre : je vois quelque lueur briller: J'entends même de loin la flamme pétiller. Inquiet, de mon lit aussitôt je m'élance, Et je vais voir... Partout règne un profond silence. Un instinct me conduit à votre appartement.

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