SCÈNE VIII
Les PRÉCÉDENTS, MADEMOISELLE D'ORFEUIL.
H. D'onFEDIL.
Ah ! croiraiB-tu, ma chère.
Que monsieur veut partir?
HA DEMO (SELLE d'orfeuil, avec un peu de d^il.
Apparemment, mon père,
AUTB IV, SCÈNE VllI. H
Monsieur a des raisons pressantes...
H. DE FLORVILLE
Je n'en ai Qu'une, mais qui m'oblige à partir sans délai.
H. d'orfedil. Si TOUS aviez passé seulement la iouraëe, Nous aurions Tait la plus agréable tournée Dans mes prés, dans mes bois, tous les quatre, ce soir.
H. DE FLORTILLE.
J'ai vu tout ce matin.
H. D'OHKBUIL,
Vous n'avez pu tout voir.
M. DE FLORVILLB.
J'ai vu ce qui pouvait me toucher davantage.
M. D'OHFEniL.
Vous ne connaissez point les moulins, l'ermitage... Ce n'est pas là ce qui m'intéressait le pins,
HADBMOISBLLE d'oRFEUIL.
Mon père, nous faisons des efforts superflus.
H. DE PLOnVILLE, à pul.
Quelle froideur extrême I
MADEUOIBELLE d'oRFEUIL, i put.
Ah I quelle indifférence I H. d'orfeuil.
J'ose vous demander du moins la préférence, Au retour.
M. DE FLORVILLE
Pardonnez... Je voyage si peu I Je dis à ce pays un éternel adieu.
MADEMOISELLE D'ORFEDIL.
Ce matin même encore il paraissait vous plaire.
J'emporte, en le quittant, un regret bien sincère. Croyez qu en ce paisible et champêtre séjour J'aurais voulu, monsieur, demeurer plus d'un jour. Hais je ne suis pas fait pour Aire heureux sans doute.
MADEMOISELLE d'o H F EU I £., à plH.
Ni moi non plus. Combien un tel effort me coûte !
M. DE FLORVILLE, ï part.
La force m'abandonne : il Tant quitter ces lieux.
C'en est trop ; je m'oublie en ces touchants adieux !
M. d'orfeuil.
Je vais...
LES CUATEADX ER ESPAGNE
Au moins, jusqu'à votre voilure...
H. DK FLORVILLK.
Non, ne me suivez pas, monsieur, je vous conjure. Mille remerclments de vos généreux soins. Adieu, mademoiselle; et puissiaz-vous, du moins. Puisa iez-vous, dans l'hymen qui pour vous se prépare, Rencontrer le bonheur I bonheur, hélas, si rare 1 Et que vous avez droit cependant d'espérer I
H. S'ORFBUIL.
Aussi l'espérons-nous, j'ose vous l'assurer. Ce que vous souhaitez est une affaire faite.
M. DE PLORVILLE.
Déjà? mademoiselle est donc bien salisfaiteT On nepeut plus. Voyez : elle rougit.
ir. DE FLOnVILLE.
Je vois.
Adieu, monsieur, adieu, pour la dernière fois.
(Il wt.)