ACTE CINQUIÈME SCÈNE PREMIÈRE
H. D'ORLANGE, .eui,
Victor est donc parti! je crois qu'il l'atteindra 1
Et s'il l'atteint, sans doute il le ramènera.
Mon billet est pressant. Je fais un sacriflce
Cruel, mais qu après tout il fallait que je ûase.
D'une méprise, moi, je ne puis abuser.
Cet homme est le futur ; c'est à lui d'épouser.
Florvitle épousera, car j'en fais mon affaire.
Je n'ai qu une frayeur, et c'est d'avoir su plaire.
Hais Klorville est fort bien : il a d'ailleurs des droits.
Puis, je vais disparaître. Avec le temps, je crois,
On pourra m'oublier... comme amant; car san^ doute
De ce chAteau souvent je reprendrai la route;
Il est si doux de voir les heureux qu'on a faits !
Ab 1 l'accueil qui m'attend palra tous mes bienfaits !
Dés qu'on me voit, ce sont des transports d'allégresse !..
On vole à ma rencontre, on accourt, on s'empresse,
Et le père, et le gendre, et les petits enfants.
Hennelte me dit... que ces mots sont touchants!
« ïton ami, vous voyez la plus heureuse mère...
Je vous dois mon jjonheur, mes enfants et leur père, »
Serais-îe plus heureux si j'étais son époux?
Quelqu un vient: c'est le père ; allons, amuaons-nous.
En attendant Victor.