ACTE I, SCÈNE V11I
Voilà ce que j'éprouve ; Et c'est précisément l'état où je me trouve : Et, tiens, mes gens me sont fort attachés, je croi. Mais je les vois tous prendre un ascendant sur moi.,.!
En eftet...
Jusqu'au vif, vois-tu, cela me blesse ; Et parfois je voudrais, bonteux de ma faiblesse. Secouer un tel joug. A cet Ambroise j'ai, Oui, j'ai cinq ou six fois déjà donné congé : Je le reprenas toujours ; car s'il a l'bumeur vive, II est brave homme au fond. Parfois même il m'arrive D'avoir des démêlés avec madame Evrard, De lui faire sentir enfin que tôt ou tard Elle pourrait... Mais quoi, j'ai ai peu de couragel Elle baisse d'un ton, laisse passer l'orage. Et bientôt me gouverne encor plus sûrement.
Je sens cela.
Hets-toi dans ma place un moment.
Un garçon, un vieillard isolé dans le monde... Car tu ne conçois pas ma retraite profonde. Je n'avais qu'un neveu, qui m'eût pu consoler Dans mes maux..: et c'est lui qui vient les redoubler !
Ce neveu.. . pardonnez... il est donc bien coupable ?
Ah! s'il vous a déplu, son sort doit être affreux.
il rit de mes chagrins.
Il rirait de vos peines?
Il se ferait un jeu de prolonger les siennes? Ce jeune homme à ce point n'est pas dénaturé : J'en puis juger par moi, dont le cœur est navré..
H. SUBHIACB.
C'est que vous êtes bon, vous, délicat, sensible ; Mais Armand n'a point d'âme.
i»t LE VIEÙK CÉLIBATAIRE.
CHAULE.
0 ciell est-il possible!
Quoi ?... cet Armand, monsieur, le connaissez -vous
M. nUBRIAGR.
Trop, par ses aciions. U'abord, comme un vaurien, )1 s engage.
Il eut torL ; mais ce n'est pas un crime Qui le doive à jamais priver de votre estime.
Et dans sa garnison, comment s'esl-il conduit?
En ëtes-vous certain?