‹ ŒuvresChapitre 298 sur 429 · JULIEN · texte numérisé non relu

JULIEN

Madame, eh mais, c'esl m\e lettre.

De Colmar, diles-vous ?... Serait-ce, par hasard, Une lettre d'Armqnd?... Enfln il s'en avise I... Eh ! que peul-il m'écrire?

U&DIHE EVRARD.

Encor quelque sottise!

A votre place, moi, je ne la lirais pas.

Lisez vous-mëm^.

M DL-UUIACE lil.

A^I j'ai peine à comprendre...

HAUAUË âVHARD.

Quoi?

M. OUBRIAGE.

Cette lettre va vous-même vous surprendre. Tenez, vous allez voir : écoutez un moment.

(LiHoi) [vraiment !]

•' Mon cher onde, « Ah I cher onde ! il est bien temps 11 Pour la vingtième fois j'ose encor vous écrire... »

(sn».erroiDpai.l.)

Madame, que dit-il î pour la vingtième Tais I Vingt lettres I

MADAME EVRARD

Je ne sais : je n'en ai vu que trois... Hais quoi 1 voulez- vous bien continuer de lire, Monsieur!

H.DUBRIAGE, cOQliDuBDt délire.

« En ce momeat Laureestà mescôtii; n Elle veut que j'implore encore vos bontÉs. Aisément, je l'avoue, elle me persuade... Trop chère épouse ! hélas I Elle est un peu malade ; Hais quoi I c'est le chagrin d'être ainsi loin de vous I Quand pourrons-nous Tous deux embrasser vos genoiu, Mon oncle? quels transports seraient alors les nAtresl...

(P,™i«tl.lelire.)

Mais cette lettre-li n'est pas du ton des autres.

Qu'importe? je ne toîs au'uné chose en ceci : SiLaure estàColmar, elle n'est pas ici.

AHBROISE.

Parbleu! Je disais bien que ce n'élaitpaseHe. Vous To^eï si j'ai fait un rapport Infidèle 1

M. DllBm&GE.

Je ne le vois que trop. Je demeure frappé

Comme d'un coup ée foudre... Elle m aurait icompé i

MADAME EVRARD

Rien ne parait plus {jair... Hais, 6 cJd I quelle trame !

AMBKOISE.

AiTreua^ I AUpos, je vais renvoyer cette femme.

à. PUBRTAGE.

Non, non; Je yeux la voir, nmi-Hiôme la chasser...

Oui, je veux lui faire confesser...

Vous ne la verrez pas, monsieur, c'est impossible ; Non, cela vous' tuerait : vous êtes trop sensible : Ehl j'ai moi-raf!me ici peine à me contenir. J'étais d'abord pour ^lie','il faul^n convenir. Hais cet horrible trait me révolte el m'indigne... Et vous la verriez I Non. Que celte fourbe insigne Sans refoiùr disparaisse. Ambroise, avant la n^it. Faites-la déloger sans scandale et sans bruit.

A l'instant je m'en charge, et de la bonne sorte.

Ne la mallraitei pas.

M.VDAUK EVRARD.

llsuffit'qu'etle sorle.

Oui, Laure va sortir.. . . tout à l'Eure...

SeÉNE VI CHAHLB,H. DUBRIAGE, HADAHE EVRARD, AHBROISE:,

Ne renvajons personne ,

î VIEUX CÉUB4TAIRE.

MADAME ËVRAED.

Eh quoi donc?.

(A M. Diibrli««.)

De madame je sais le Toad de ce mrstëre : Itfautqneje me m «le un peu de cetle affaire,

MADAME âVHARD.

Que veul dire ceci î Charte est-il contre nous ?

CHABLE.

Si Charle avait lui-même à se plaindre de vous !

e l'aime, et dès lors il soutient cette fille. Oui, sans doute ; en deux mots, voilà tout le secret.

M. DUBHIAGE.

Non ; Charle est honnête homme.

Répondez-..

I)e quel droit... ?

CHARLE

Voulez-vous bien permettre...

Vous dites donc qu'Armand vient d'écrire une lettre ?

J'en suis t&ché pour vous, madame Evrard; Hais cet Armand, qu'on Tait écrire de Colmar, Eslici, chez son oncle;etc'est lui qui vous parle : Je suis Armand.

MADAME EVRARD

Ah ciel 1

Sepeut-ilî...

Eh quoi ! Charle

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