JULIEN
Madame, eh mais, c'esl m\e lettre.
De Colmar, diles-vous ?... Serait-ce, par hasard, Une lettre d'Armqnd?... Enfln il s'en avise I... Eh ! que peul-il m'écrire?
U&DIHE EVRARD.
Encor quelque sottise!
A votre place, moi, je ne la lirais pas.
Lisez vous-mëm^.
M DL-UUIACE lil.
A^I j'ai peine à comprendre...
HAUAUË âVHARD.
Quoi?
M. OUBRIAGE.
Cette lettre va vous-même vous surprendre. Tenez, vous allez voir : écoutez un moment.
(LiHoi) [vraiment !]
•' Mon cher onde, « Ah I cher onde ! il est bien temps 11 Pour la vingtième fois j'ose encor vous écrire... »
(sn».erroiDpai.l.)
Madame, que dit-il î pour la vingtième Tais I Vingt lettres I
MADAME EVRARD
Je ne sais : je n'en ai vu que trois... Hais quoi 1 voulez- vous bien continuer de lire, Monsieur!
H.DUBRIAGE, cOQliDuBDt délire.
« En ce momeat Laureestà mescôtii; n Elle veut que j'implore encore vos bontÉs. Aisément, je l'avoue, elle me persuade... Trop chère épouse ! hélas I Elle est un peu malade ; Hais quoi I c'est le chagrin d'être ainsi loin de vous I Quand pourrons-nous Tous deux embrasser vos genoiu, Mon oncle? quels transports seraient alors les nAtresl...
(P,™i«tl.lelire.)
Mais cette lettre-li n'est pas du ton des autres.
Qu'importe? je ne toîs au'uné chose en ceci : SiLaure estàColmar, elle n'est pas ici.
AHBROISE.
Parbleu! Je disais bien que ce n'élaitpaseHe. Vous To^eï si j'ai fait un rapport Infidèle 1
M. DllBm&GE.
Je ne le vois que trop. Je demeure frappé
Comme d'un coup ée foudre... Elle m aurait icompé i
MADAME EVRARD
Rien ne parait plus {jair... Hais, 6 cJd I quelle trame !
AMBKOISE.
AiTreua^ I AUpos, je vais renvoyer cette femme.
à. PUBRTAGE.
Non, non; Je yeux la voir, nmi-Hiôme la chasser...
Oui, je veux lui faire confesser...
Vous ne la verrez pas, monsieur, c'est impossible ; Non, cela vous' tuerait : vous êtes trop sensible : Ehl j'ai moi-raf!me ici peine à me contenir. J'étais d'abord pour ^lie','il faul^n convenir. Hais cet horrible trait me révolte el m'indigne... Et vous la verriez I Non. Que celte fourbe insigne Sans refoiùr disparaisse. Ambroise, avant la n^it. Faites-la déloger sans scandale et sans bruit.
A l'instant je m'en charge, et de la bonne sorte.
Ne la mallraitei pas.
M.VDAUK EVRARD.
llsuffit'qu'etle sorle.
Oui, Laure va sortir.. . . tout à l'Eure...
SeÉNE VI CHAHLB,H. DUBRIAGE, HADAHE EVRARD, AHBROISE:,
Ne renvajons personne ,
î VIEUX CÉUB4TAIRE.
MADAME ËVRAED.
Eh quoi donc?.
(A M. Diibrli««.)
De madame je sais le Toad de ce mrstëre : Itfautqneje me m «le un peu de cetle affaire,
MADAME âVHARD.
Que veul dire ceci î Charte est-il contre nous ?
CHABLE.
Si Charle avait lui-même à se plaindre de vous !
e l'aime, et dès lors il soutient cette fille. Oui, sans doute ; en deux mots, voilà tout le secret.
M. DUBHIAGE.
Non ; Charle est honnête homme.
Répondez-..
I)e quel droit... ?
CHARLE
Voulez-vous bien permettre...
Vous dites donc qu'Armand vient d'écrire une lettre ?
J'en suis t&ché pour vous, madame Evrard; Hais cet Armand, qu'on Tait écrire de Colmar, Eslici, chez son oncle;etc'est lui qui vous parle : Je suis Armand.
MADAME EVRARD
Ah ciel 1
Sepeut-ilî...
Eh quoi ! Charle