SCÈNE m
PADRIGE, FLORIHOND.
PADBIGE.
Monsieur, je viens vous faire une oiïre.
PLOnlMOND.
Ahiquelleest-elleî
PADRIGE.
Vous êtes sans laquais? m'a-t-on dit.
FLOniUOHD.
Il est vrai.
Je m'en aperçois bien • et j'ai fait un essai. . . De m'babiller tout seul ; tant mieux ; car mon système Est qu'on serait heureux de se servir soi-mâme.
ÏR L'INCONSTANT,
Cependant vous venez...?
Dussé-je être importun, Si monsieur désirait un laquais, j'en sais un.. ,
Importun î Au contraire, et votre offre m'oblig'e. Donnez ; de votre main, mon cher monsieur Padrige, Je le reçois d'avance.
Ah 1... j'ai bien votre fait.
FLORIMOND
Bon.
PADRiGE.
Un garçon docile, intelligent, discret, Honnftte nomme surtout.
Eh 1 voilà mon alTaire.
Ah I Cet autre, quel est-il 7
PADRIGE.
C'est un laquais charmant, du plus joli babil.
De la toilette il connaît les finesses ; Il n'a servi qu'abbés, que petites- maîtresses : Il est élégant, souple, et prompt comme l'éclair.
FLOBIUOND.
J'aime mieux celui-ci.
PADBIGE, i p.rt.
Courage.
Allei, mon cher.
Taurais pu voua parler d'un autre domestique ;
Hais j'ai craint que monsieur n'aim.lt point la musique.
Si fail. Cet autre donc est un musicien î
Oui, fort habile; il est un peu fou...
Ce n'est rien.