‹ ŒuvresChapitre 35 sur 429 · M. D0L8AN · texte numérisé non relu

M. D0L8AN

J'ai cru que, sans scrupule, Je pouvais supprimer tout fade préambule . Je m'explique eu deux mots. Florinnond, mou neveu, Brûle de voir l'hymen couronner sou beau feu. S'il est digne à vos veux d'une faveur si grande. J'ose en venir pour lui faire ici la demande.

ÉLIANTE

(A pirt.) (Haut.)

Je respire : voilà tout son secret. Monsieur, La demande pour moi n'a rien que de flatteur ; Et, d'un début si franc bien loin d'être surprise. Je m'en vais y répondre avec même franchise. Monsieur votre neveu, dés que je le connus. M'inspira de l'estime... et, s il faut dire plus, 11 m'inspira bientôt un sentiment plus tendre. C'est bien assez, je crois, monsieur, vous faire entendre Quel prix j'attache aux soins qu'il me rend aujourd'hui.

H. DOLBAN.

Que de grAces je dois tous rendre ici pour loi 1

ÉLIANTE

Un peu trop librement peut-être jem'exprùne.

H. DOLBAN.

Cela ne fait pour tous qu'augmenter mon estime, Madame ; ce ton-là fut toujours de mon goût.

ÉLIANTE

En ce cas, permettez que, franche jusqu'au bout. D'une crainte que j'ai je vous fasse l'arbitre: Estimable d'ailleurs, et même à plus d'un titre, Généreux, plein d'honneur... monsieur votre nereu Passe pour inconstant... et je le crains un peu.

H. DOLBAN.

Rassurez- vous, madame ; on peu! bien, à cet Age, Etre vif et léger, et même un peu volage ; Mais fûl-il inconstant, c'est un léeer défaut Dont près de voua, sans doute, irguérirait bientAt :

ACTIi II, SCëKE X.

Car voire ambassadeur, qu'en ce moment je quille. Ha peint en peu de mois votre rare mérite... Pardon. . . daignerez-vous me marquer l'heureui jour Où Florimond verra couronner son amour?

Mais c'est à lui de vous presser lui-même ; Un tel soin le regarde : il est jeune : il vous aime, Et sur son éloquence on petit se reposer.

ÉLIANTE

A la vôtre, monsieur, que peut-on refuser ? Hais souffrez qu'à présent chez moi je me retire ■, Ce que je vous ai dit, vous pouvez le lui dire.

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