SCENE PREMIÈRE
DIRVAL, en y„itorn.e ; FRANÇOIS.
anhei Oui, mon ami.
FRANÇOIS
Comment! à minuit, à cheval !
Jamais, pour voir sa Temme, a-t-on couru trop vite? Il vaut mieux arriver à cet excellent ^le Cette nuit que demain. Mais, sans tant de discours, Mène-moi chez Sophie.
Ëhl mais...
DIBVAL.
Quoi? viens donc, cours...
Goura 1... Où courir? au bal !
Bon ! au bal 1 <]u'est' ce à dire ?
FRANÇOIS
Eh I oui, monsieur, madame est au bal.
DIRVAL.
Tu veux rire.
lANÇOES.
IIHVAL.
0 contre-temps fatal !
Quoi! cette nuit?
Madame aime beaucoup le bal.
DIRVAL.
Allons, il faut l'attendre : au moins, mon cher beau-fMre,
t3ti LES HŒUHS DU JOUR.
Sans doule il est ici, bien tranquille ?
FRANÇOIS
Au cotilraire :
11 est au bal lui-même.
Eh ! quoi? Formout aussi?
FRANÇOIS
Eh ! oui, monsieur ; vraiment, on ne dort plus ici. Et puis, c'est qu'il était inquiet pour madame ; mWallé rejoindre.
Oh ! oui ; comme il sera surpris !
Il est loin sûrement de vous croire à Paris ; Et madame à son bal ne prévoit pas, je pense, Ce prompt retour.
Ah I prompt ! après deux ans d'absence '.
Oui; mais on ignorait-, noua avions peur... pardon: Puis la guerre...
J'entends. Ainsi me voilà donc
Seul ? non pas ; car madame Sophie A dans cette maison une Sdële amie :
Hais vous la connaissez ; oui, c'est madame Ëuler.
Madame Euler ! ah 1 Dieu, son mari m'est bien cber. Charmant couple 1 de Tours quel bon vent les envoie ? Je les embrasserai tous les deux avec joie.
FRANÇOIS
Ils logent ici mCme.
Ah 1 je pourrai les voir Demain, de grand matin.