‹ ŒuvresChapitre 397 sur 429 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MADEMOISELLE DOLBAN, LUBIN.

Ah î l'on vous troure, enfin !..,

Vous me cherchiez peut-eire Monsieur Lubin t

LUBin.

Mais oui -, vous n'avez pas daigné.

Belle Marton, paraître à l'heure du dîné.

KADEHOISELLE DOLUAN.

Pardon, c'est que jamais je ne dîne à l'office. Bon I où dlnez-vous donc ?

UADEMOISELLE DOLBAN.

N'importe.

MAi.lCE POUR MALICE.

Puis, c'est tout simple, il Taul...

Quand on a pris son vol un peu plus haut...

Bon I

LUBIN

Que moi, je vous aime.

C'est tout simple ; mais lui, vouloir nous supplanter 1... C'est comme si mon maître allait voua en conter.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Cela serait, vraiment, bien extra ordinaire. Monsieur Ratmond m 'ai mer 1

Écoutez donc, ma chftrc :

11 serait un peu dupe ; et, tenez, je suis Tranc : Vous êtes bien jolie, oui ; mais à part le rang, Votre maltresse encore aurait la prérérence-

Ah!

LUBlN.

Je Tois d'elle à voua un peu de différence.

I(ADEH0]3EI.I>E DOLBAN.

HonaieuT est connaisseur.

Eh I cela saule aux jeux.

UADEMOISELLK DOLBAN.

Fort bien !

LUBlN.

Mais tout ici s'arrangera bien mieux ; Maître et valet auront chacun leur amourette, Lui pour la demoiselle, et moi pour la soubrette.

AUTB II, SCÈNE )I.

En un clin d'œil, Monsieur se passionne ; Et puis l'étonnement de voir une personne... Tout autre...

UADKHOISELLR DOLBAN.

En quoi?

Sans doute; il ne s'attendait pas A la voir ce qu'elle est : on nous disait, là-bas, Que celle demoiselle était capricieuse, Babtllarde, étourdie, et surtout très railleuse...

MADEMOISELLE DOLCAN, cachant une peine son dépit.

Quoi 1 l'on vous avait dit?...

LUBIN

Vraiment ; aussi, Dieu sait Comme, avant de la voir, Monsieur la haïssait !

MADEMOISELLE DOLDAN.

Me... la haïssait?

LUBIN

Uni.

C'est notre droit, à nous : par exemple, friponne ! Votre joli minois...

Ah I j'allais l'oublier.

Mon maître ; car Marton sait si bien me distraire !

MADEMOISELLE DOLBAN.

Ne vous dérangez pas.

Ça m'arrange, au contraire.

Comme mon maître, ici, je suis tout près d'aimer.

Soit; mais je ne suis pas si prompte k m'enDammer Que ma maîtresse, moi.

Bah I Ion charmant visage

, . ,.Cooj^lc

HAUCE POUR MALICE,

Déjà tutoyer !

C'est assez mon usage :

Puis, cela va tout seul de Lubin k Martoa.

HADEUOISELLB DOLBAN.

Finisse! doue; car moi je n'aime pas ce ton.

Quel œil sévère I allons 1 la paix, et je donne. Moi, pour gage, un baiser.

(il l'embnsK «n effi

Ah I pardonne ; Mais ton minois, Marton, semblait demander ça.

MADEMOISELLE DOLBAN, élnanl la Yoii.

Comment! ici, quelqu'un.

MADEMOISELLE DOLBAN, LUBIN, MADAME DOLBAN,

Tttue en duègne.

MADAME DOLBAN.

Eh! mais, qu'entends-je là?

MADEMOISELLE DOLBAN,

C'est cet impertinent, madame, qui m'embrasse.

MADAME DOLBAN.

Vous embrasse? cet homme!... il aurait eu l'audace!...

Eh ! oui, madame Armand, j'ai cette audace.

Oser A ma., mademoiselle, ainsi prendre un baiser I

XADEMOtSELLE DOLBAN.

Malheureux !

(a msdBnie DolhlD.)

Ah I Harlon I Pardon, je vous supplie ; Hais c'est qu'en vérité, Marton estsi jolie 1 ..

MADAME DOLBAN.

(a u âUe.)

Belle excuse 1 Mais, vous, pourquoi rester, aussi.

■ Cooj^lc

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