ACTE H, SCÈNE IX
U A DEMOISELLE DOLBAN.
Je vais, de ce pas.
Les avertir, pluldt.
Mais, TOUS n'y pensez pas.
Qui, dans cette maison, pourrait me faire un crime, D'avouer & Monsieur à quelpoint je l'estime ?
RAIHOND.
Qu'entends-je î 6 doux aveu 1
HADEHOISELLE DOLBAN.
Je crois bien qu'il est doux Vous l'estimez déjà î
EUSÉBIE
Pourquoi pas ? Laissez-nous, Harton.
HADBMOISELLE DOLBAN.
Je conçois bien qu'ici je vous dérange.
Hais, Marton est, d'honneur I une soubrette étrange. Ne suis-je donc pas homme à to récompenser ? Tu me connais bien mal ; et, tiens, pour commencer, Prends ceci.
MADEMOISELLE DOLBAN.
De l'argent !
Ah ! je vois ta colère :
C'est trop peu qu'un louis ? en voilà deux, ma chère.
£h I gardez tout votre or.
RAIXOND.
Ah ! ma )>elle, pardon :
Vous êtes un phénix.
En effet.
ItAlMOND.
Eh I bien donc.
Va, par amitié seule, en soubrette fidèle, Té tenir à la porte, et faire sentinelle.
(n la prend par la maïn et La pJacc luimeme à en poile.)
(Aiec BlTectKion.) (Bm, à Eusibîe.)
Là, bien. Charmante Élise ! enSn... permettez- vous Que, pour la tourmenter, je tombe à vos genoux ?
KDSÉUIE, bas.
Vous êtes donc malin ?
«sa MALICE FOUn HAUCE.
RAlHOHD.bas.
Oui, quelque rois
HADEUOISELLB DOLBAM, de loin, nec dipil.
Courage 1 Vous me faites jouer un joli personnage 1
Ne bouge pas, Harton.
(Et toujours auipiedid'Eusébie, il tui prend U maiu.) fBa, à Euîébie.)
Pardon...
MADEUOISELLE DOLBÀN.
Oh I c'est trop fort :
Je vous en avertis ; la sentinelle sort, Et reviendra bientôt, mais avec bonne escorte.
(EUe sort.) SCÈNE X
EUSÉBIE, RAIHOND.
RUSÉBIE.
Elle sort furieuse ; et Dieu sait I...
Bon ! qu'importe Le courroux de Uarton ?
EUSÉBIE
Cette Marton n'est pas Une.. . Hais, je l'entends qui revient sur ses pas.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Venez, Monsieur, venez. Je vous préviens, mon frère, Qu'ils s'aiment tout de bon.
fLorimri..
Qu'entends-je 7 un léméraire Ose parler d'amour à ma sœur ! ah ! morbleu I
Monsieur 1... en vérité...