MADAME DE ROSELLE, ANGËLIQUE
Je TOUS possède donc pour un petit moment. On ne peut tous parler, ni vous voir seulement. Il semble, en vérilé, que vous fuyez ma vue : C'est cependant pour vous qu'ici je suis venue.
ANGELIQUE
D'un tel empressemenl mon cœur est pénétré.
En ce cas, prouvez-moi que vous m'en savez gré. De ma jeune cousine on me vantait sans cesse L'enjouement, la beauté, la grâce, la finesse. Je trouve bien l'esprit, la grâce, les appas; Hais, quant à l'enjouement, je ne le trouve pas,
ANOËLIQUB.
Vous me flattez. Pour moi, s'il faut que je le dise, Plus agréablement je fus d'abord surprise; Car tout ce que je vois est encore au-dessus...
UADAHE DE ROSELLE.
Ne me louez pas tant, et riez un peu plus. Faut-il donc vous prier d'être gaie, â votre âge. Surtout quatre ou cinq jours avant le mariage ? Le mari dont pour vous vos parents ont fait choix Hérite votre anîour, ou du moins je le crois.
ANGÉLIQUE
11 est fort estimable.
Oh ! tout à fait, ma chère ; El vous formez ces nœuds avec plaisir, j'espère?
ANGÉLIQUE
Avec plaisir, madame! oui, c'en est un pour moi De contenter mon père; il engage ma foi. Me donne à son ami '. j'obéis sans murmure.
Vous serez très heureuse avec lui, j'en suis sûre.
{A p»rt,)
. Pauvre enfant! Ne laissons point faire cet hymen. Mais j'aperçois Belfort. Suivons notre examen : Sachons si, par hasnrri, ils soni (i'inlorigi'nce.
86 l'optimiste.