‹ ŒuvresChapitre 74 sur 429 · MADAME DE ROSELLE, ANGËLIQUE · texte numérisé non relu

MADAME DE ROSELLE, ANGËLIQUE

Je TOUS possède donc pour un petit moment. On ne peut tous parler, ni vous voir seulement. Il semble, en vérilé, que vous fuyez ma vue : C'est cependant pour vous qu'ici je suis venue.

ANGELIQUE

D'un tel empressemenl mon cœur est pénétré.

En ce cas, prouvez-moi que vous m'en savez gré. De ma jeune cousine on me vantait sans cesse L'enjouement, la beauté, la grâce, la finesse. Je trouve bien l'esprit, la grâce, les appas; Hais, quant à l'enjouement, je ne le trouve pas,

ANOËLIQUB.

Vous me flattez. Pour moi, s'il faut que je le dise, Plus agréablement je fus d'abord surprise; Car tout ce que je vois est encore au-dessus...

UADAHE DE ROSELLE.

Ne me louez pas tant, et riez un peu plus. Faut-il donc vous prier d'être gaie, â votre âge. Surtout quatre ou cinq jours avant le mariage ? Le mari dont pour vous vos parents ont fait choix Hérite votre anîour, ou du moins je le crois.

ANGÉLIQUE

11 est fort estimable.

Oh ! tout à fait, ma chère ; El vous formez ces nœuds avec plaisir, j'espère?

ANGÉLIQUE

Avec plaisir, madame! oui, c'en est un pour moi De contenter mon père; il engage ma foi. Me donne à son ami '. j'obéis sans murmure.

Vous serez très heureuse avec lui, j'en suis sûre.

{A p»rt,)

. Pauvre enfant! Ne laissons point faire cet hymen. Mais j'aperçois Belfort. Suivons notre examen : Sachons si, par hasnrri, ils soni (i'inlorigi'nce.

86 l'optimiste.

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