II. BELFOBT
Ah! beaucoup.
ANGÉLIQUE
Cette étude a pour moi des attraits.
Monsieur : j'ai tout de suite aimé la langue anglaise.
Je ne suis point du tout surpris qu'elle vous plaise,
Mademoiselle : il est des Anglaises à vous
Un tel rapport d'humeur, de sentiments, de goûts!
Voua avez beaucoup de leurs manières.
Elles sont nobles, mflmc ollos sont un peu fiéres;
Elles parlent très peu, mais parlent à propos, Ne médisent jamais ; et dans leurs moindres mo ts On voil régner toujours une sage réserve. Voilà leur caractère; et, plus je vous observe, Plus Je crois qu'au vôtre il ressemble en tout point.
AnOËLlQUE.
Je le souhaite, mais je ne m'en (latte point.
H. BELFOBT.
Eh bien, je trouve encore une autre ressemblance : Oui, d'elles vous avez jusqu'à l'indifférence... Ah ! pardon, je n'ai pas dessein de vous blâmer : C'est sans doute un bonheur que de ne point aimer. Mais vous leur ressemblez en cela davantage. Car enHn chacun sait qu'elles ont en partage Un calme, une Troideur... et peut-être un dédain Qui sait les préserver...
ANGÉLIOUB.
Oui, d'Un penchant soudain.
Mais elles ne sont pas toujours aussi paisibles. Souvent ces dehors froids cachent des coeurs sensibles, Oii l'amour en effet entre d'un pas plus lent. Mais tdt ou tard allume un feu plus violent... Nous avons vu cela, monsieur, dans nos leclures.
Oui, nous en avons lu d'assez belles peintures ; Mademoiselle lit avec goût, avec fruil.
ANGLLIQUB.
Nous oublions, je crois, la leçon ; le temps fuit.