‹ ŒuvresChapitre 81 sur 429 · KO SB · texte numérisé non relu

KO SB

Hais la grange est détruite.

Il est vrai, mais aussi J'ai sauvé l'écurie : elle était presque neuve. Je le dois k Belfort. J'avais plus d'une preuve De son bon cœur ; mais quoi 1 c'est un brave, As-tu vu comme il s'est exposé hardiment?

Je le crois bien. Aussi s'esl-it blessé.

H. DB PLINVILLE.

Quoi I Rose ?

ROSE

11 s'est brûlé la main.

M. DE PLINVILLE.

Je sais, c'est peu de chose.

Peu de chose ?

Il me l'a dit aussi ; mais moi je voyais bien Qu'il souffrait, et beaucoup; car, à celle nouvelle, J'étais vite accourue avec mademoiselle.

Nous le voyons auprès de monsieur Horintal.

98 l'optimtste.

Il ne s'occupait pas seulement de son mal.

■ Sur voire main, monsieur, lui dis-je, il Taudrait mettre

Quelque chose : je vais, ai vous voulez permettre...

Bien obligé, dit-il, il n'en est pas besoin.

Ohl dis-je, avec plaisir je vais prendre ce soin. »

Il me donne sa main ; ma maîtresse déchire

Un mouchoir en tremblant ; lui, paraissait sourire.

Regardait tour à tour mademoiselle et moi :

J'en suis encore émue, et je ne sais pourquoi.

M. DE PLINVILLE.

Tu m'enchantes : l'aimable et douce créalurel

II se faut entr'aider; c'est la loi de nature. Dans La Fontaine hier je lisais ce vers-là.

H. DE PL1NVILI.E.

Vous lisez La Fontaine ?

Eh oui, je sais déjà Douie Tables au moins : cela s'apprend sans peine. J'ai mon livre k la main lorsque je me promène.

H. DE PL1NVILLE.

Bien.

C'est monsieur Belforl qui m'en a fait présent. Il me fait réciter : il est si complaisant!

D'avoir un pareil maître Angélique est charmée?

OucveuK-tu, mon enfant? il faut se marier.

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