II. DE HOBtnVAL, Til<DI«lt
Hais est-on, je vous prie.
Heureux, précisément parce qu'on se marie ?
H. DB PLINVILLB.
Ah ! mon ami, l'hjmen...
». DE HOBINVAL.
L'hymen a ses douceurs, Je le sais ; sur la vie il sème quelques fleurs ; Hais j'en vois les soucis, les ennuis, les alarmes.
H. DE PLINVILLE.
Eh I vojez-eo plutdt les plaisirs et les charmes ; Vojez ces chers enrants, gages de votre amour...
H. DE HOBINVAL.
A des infortunés je donnerai le jour.
H. DE PLINVILLE.
Les voilà malheureux, mémo avant que de naître !
Je le ftis, je le suis ; pourraient-ils ne pas l'être ? Ils ne pourront du moins échapper aux douleurs : L'homme, dès en naissant, crie et verse des pleurs.
M. DE PLINVILLE.
Ces pleurs sont un langage, et non pas une plainte.
De mille infirmités son enfance est atteinte. Pendant deux ans entiers, captif en un berceau, llsouS're...
Avant d'être arbre, il faut filre ai'brisseau.
Tôt ou tard, un poison dans les veines circule, Qui défigure ou tue. . .
M. DF. PLIHVILLE.
Oui ; mais on inocule.
M. DE MOHINVAL.
En a-t-on moins le mal ?
11 n'est plus dangereux.
Pour les femmes, surtout, ce secret est heureux : Elles ne craignent point de se voir enlaidies ,
Mais combien d'autres maux !...
H. DF. PLINVFLLE.
S'il est des maladies, 11 est des médecins.