‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 97 sur 252 · Pierre de Ronsard, Il septembre 1524— 27 décembre · texte numérisé non relu

Pierre de Ronsard, Il septembre 1524— 27 décembre

3. Ces six vers contiennent le jugement que Malherbe portait de Ronsard, de Desportes, de Bu Bellay et de BeHean. Il est vrai que Malbe^e traitait ces poètes avec peu d'estime , et ies décriait en toute occasion < U avait effacé plus de la moitié de son Ronsard, et en marquait les raisons à la marge. Un jour, Yvrande, Racan, Colloniby, et quelques autres de ses amis, le feuilletaient snr sa table, et Racan lui demanda s'il approuvait ce qu'il n'avait point efiSaeé. ¥û8 4>ku ^que le re«l&, dit^il. Gela donïia sujet à la compagnie, et entre autres à GoUomby, de lui dire que si on trouvait ce liTre après sa mort, on croirait qu'il aurait pris pour bon ce qu'il a'aurait pas effacé: sur quoi il lui répondit qu'il disait vrai, et surle-champ il acheva d'effacer le reste. Vie de Malherbe, page «4.

4. Joachim du Bellay, sieur de Gonnor, chanoine de l'église de Paris , 1532-t janvier itSiJl9. Bisoiple de Ronsard, il a laissé quelques vers" estimés, dont les premières éditions sont de 1561 et 1584. U était cousin àm eardinal du Bellay.

5. Rémi BeUeau, né h Nogent*le-Rotrou , mort le 6 mars 1577 ; attaché à la maison du due d'Elbœuf , il était l'un des sept poètes de la pléiade et a été surnommé, par Ronsard, le peintre de la nature. Il a traduit les Odes d'Anacréon.

6. Comment ! nous faut-il donc, édition de 164», «t suivantes.

7. Quand on demandait à Malherbe son avis sur qudques mots français , il renvoyait ordinairement aux crocheteurs dn port au foin, et disait que c'étaient ses maîtres pour le langage. {Vie de

lOÎ SATYftE nt.

Encore je le veux , pourveu qu'ils puissent faire Que ce beau sçavoir entre en l'esprit du vulgaire , Et quand les crocheteurs seront poètes fameux , Alors sans me fascher je parleray comme eux.

Pensent-ils, des plus vieux offensant la mémoire, Par le mespris d'autruy s'acquérir de la gloire; Et, pour quelque vieux mot, estrange, ou de travers, Prouver qu'ils ont raison de censurer leurs vers? (Alors qu'une œuvre brille et d'art et de science *, La verve quelquefois s'esgaye en la licence.)

Il semble, en leurs discours hautains et généreux^, Que le cheval volant n'ait pissé ^ que pour eux ; Que Phœbus à leur ton accorde sa vielle ; Que la mouche du Grec leurs lèvres emmielle ; Qu'ils ont seuls icy-bas trouvé la pie au nit. Et que des hauts esprits le leur est le zénit; Que seuls des grands secrets ils ont la cognoissance; Et disent librement que leur expérience A rafiné les vers, fantastiques d'humeur;

MuVierbe, page 26.) Il y avait un marché près deFéglise Saint-Jeanen-Grève.

f . Veniin , obi plara niteul in carminé, non ego paucis Offendar macnlis , quas aul incaria fndit , Attt humana parum ca^it natura.

(HOR., Af<po«., T. SM.)

C'est pea qa*en no ouvrage oii les tantes (oormilleBt Des traits d'esprit semés de temps en temps pétillent ; n faat que cbaqne chose y soit mise en son lien, etc.

(BoiLBAU, Artpeét.y ch. i.)

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