Au logis d'une fille oùfay ma fantasie
Dans l'édition de 16 12, où cette satyre a paru pour la première fois, les dix-neuf vers qui suivent étaient remplacés par ceux-ci :
N'ayant pas tout à fait mis fin à ses vieux tours, La vieille me rendit tesmoin de ses discours. Tapi dans un recoin, et couvert d'une porte, J'entendy son propos...
1 3o. — Nos biens comme nos maux sont en nostre pouvoir.
Ici manquent quatorze vers, retranchés sans doute par la volonté de l'auteur, et qui se retrouvent dans presque toutes les éditions. Les voici d'après l'édition de 1612 :
Fille qui sçait son monde a saison oportune. Chacun est' artisan de sa bonne fortune.
Pages.
Le mal-heur, par conduite, au bon-heur cédera. Aydez-vous seulement, et Dieu vous aidera. Combien, pour avoir mis leur honneur en séquestre, Ont-elles aux atours échangé leur limestre *, Et dans les plus hauts rangs eslevé leurs maris? Ma fille, c'est ainsi que l'on vit à Paris; Et la vefve, aussi bien comme la mariée, Celle est chaste, sans plus, qui n'en est point priée. Toutes, au fait d'amour, se chaussent en un poinct ; Et Jeanne que tu vois, dont on ne parle point, Qui fait si doucement la simple et la discrète, Elle n'est pas plus chaste., ains elle est plus secrète. * Nom d'une sorte de serge.
i3o. — // ne sert plus de rien.
Var. : Il ne sert plus de rien, sinon d'un peu d'excuse.
i3i. — Le scandale, V opprobre.
Var. : Le scandale et l'opprobre. — 1612.