‹ Œuvres morales de PlutarqueChapitre 45 sur 59 · Acte. Ce qu'Aristote entend par ce mot. IV · texte numérisé non relu

Acte. Ce qu'Aristote entend par ce mot. IV

Actéon, fils de Mélissus. Il est victime de la brutalité d'Archias, qui en est puni. III, 555.

Acteurs. Les premiers acteurs étaient souvent places après des acteurs mercenaires. IV, 102. Encouragement que leur donne l'orateur Lycurgue, 173.

Actions. Trois principes de nos actions : l'imagination, l'impulsion, le consentement. V, 261.

Ada, y. Alexandre .

Adès. Signification de ce nom donné à Plu ton. V, 280, v. Héraclite et Osiris.

Adimanle, v. Hérodote.

Admèle, v. Apollon.

Administration. Si les vieillards doivent s'en occuper. Gloire qu'ils y recueillent. Us ne doivent pas commencer de s'y appliquer dans

leur vieillesse , mais ils peuvent en continuer les travaux, ce qui est plus honorable que de langui r dans l'oisiveté, ou dans des occupations domestiques ; plaisirs qu'ils y trouvent. Une longue administration comparée à un chène antique. La vieillesse y délivre de plusieurs passions; rien n'y est si nécessaire que la prudence. Les vieillards doivent y rester pour former et régler les jeunes gens; la faiblesse de l'âge n'est pas un motif pour eux de s'en retirer. Quel genre d'administration leur convient ; ils doivent se réserver pour les affaires les plus importantes, y déployer dans certaines occasions la force de leur esprit ; trait de Claudius. Conduite qu'ils doivent tenir à l'égard des jeunes gens. En quoi consiste principalement leur administration : exemples d'Aristide, d'Epaminondas, d'Agis.

Quel doit être le terme de leur administration. IV, 19-53. Principes d'administration publique : y entrer avec des intentions pures ; dégoûts qui suivent ceux qui y sont conduits par d'autres motifs. Il faut s'y être préparé d'à vance, connaître le caractère du peuple qu on a à conduire, mais sans en prendre les mœurs, pour le régler, lui servir soi-même d'exemple, comme Thémistocle et Périclès. Pénétration des peuples sur les défauts des administrateurs.

Leur mépris pour ceux qui sont vicieux. Combien l'éloquence y est nécessaire, v. Eloquence. Il faut gagner les esprits, non les séduire.

Usage prudent de la raillerie : deux manières de gagner leur confiance.

Moyens de s'illustrer dansdes temps calmes: s'attacher, en commençant, à des hommes vertueux ; choisir avec soin ses amis ; comparaison de Pindare à ce sujet. Conduite à tenir envers des ennemis: on n'en doit connaître d'autres que ceux de la patrie ; comment les reprendre ou repousser leurs attaques; s'honorer de tout emploi utile : exemples de Théagène et de Timésias ; présider à tout et diriger les subalternes ; opposer la prudence à la haine des ennemis ; ne pas rechercher les grands emplois, ne pas refuser les petits.

Règles pour les administrateurs des provinces soumises aux Romains :

proportionner leurs projets à leurs forces ; se faire auprès d'eux des

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amis, mais non pour augmenter la dépendance de leur patrie. Egards que tout administrateur mérite de la part de ses concitoyens ; dans quelles occasions il peut se relâcher de la rigueur des lois. Il doit choisir avec soin ceux qu'il emploie ; se défendre de toute passion ; mettre son honneur dans la confiance en ses services La bienveillance publique lui est nécessaire; conduite à tenir dans les largesses au peuple, surtout s'il est pauvre ; dans les dissensions, qu'il doit prévenir autant qu'il le peut; empêcher les querelles particulières, sources de divisions publiques; comment y remédier; nécessité pour lui d'être instruit, 54-125.

Adonis. Jardins d'Adonis. III, 3*2.

Adonis tué par un sanglier est le même que Bacchus, comme le prouvent les cérémonies observées aux fêtes de ces deux divinités. Suivant d'autres, il était le favori de Bacchus. III, 306.

Adrastée. Elle a pour ministres trois furies qui lui servent à punir les amesdes méchants. 111, 42. Socrale explique à Théagès la loi qu'elle intime aux ames qui arrivent à la vie, 70T Plante de ce nom.

Adraslia. Une des nourrices de Jupiter. 111, 274.

Adresse. Trait d'adresse d'un charlatan à l'égard de Denys. 1, 399.

Adversité, v. Amis. On peut sans blâme se louer dans l'adversité. II, 585. Il est utile de s'y modérer, ibid.

Adultère. Celui de Mars et de Vénus expliqué physiquement et moralement. I, 43, v. Arcèsilas et Noblesse. Lycurgue ne fit point de loi contre l'adultère, 532. Punition que l'on faisait à Cumes aux femmes adultères. Il, 71 .

JEgiens. Peuple de la Grèce très méprisés. 111, 356.

Affections. Les uns les attribuent au corps, les autres à l'ame. IV, 341.

Afranius. Sa conduite honorable envers Pompée. IV, 75.

Afrique Son climat y est aride et brûlant,* les arbres y souffrent beaucoup du froid. IV, 464.

Agamède. Il est récompensé , ainsi que Trophonius, par une mort

Brompte, d'avoir bâti le temple de elphes. I, 246.

Agamemnon. Sa modération en-

vers Achille, à qui il rend Briséis.

I, 61 ; envers Slhénélus et Ulysse, 67. Il préfère une bonne jument à un mauvais soldat, et en est loué par Aristole, 76. Pourquoi il souffre les remontrances d'Ulysse et non celles d'Achille, 149. Son portrait dans Homère. II, 203. Comparé à Alexandre, ibid. Il calme par des présents la colère d'Achille, 402 . Ses plaintes sur les embarras de la royauté, 415- 426. Il excuse son frère sur le reproche d'inaction, 452. Il proclame les conditions du combat entre Mé nélas et Paris. III, 477. 11 souhaite d'avoir dans l'armée dix vieillards tels que Nestor. IV, 35. 11 est mis à mort par sa femme, 281. Son amour pour Argynnus le retint en Béolie ; il se guérit de cette passion en se baignant dans le lac Copaïs, 556.

Agamestor. Il se venge avec adresse d'un ordre donné à table à tous les convives. III, 188.

Aganice. Elle faisait croire aux The'ssaliennes, que dans les éclipses elle attirait la lune sur la terre.

Agasiclès. Ses apophlhegmes. I,

Agatharchide, de Samos. Historien, cité, II, 107. Il rapporte une maladie fort extraordinaire d'un peuple de la mer Rouge. III , 455.

Cité, V, 415-415.

Agathobule , frère d'Epicure. Il mouruld'une maladie cruelle V.187<.

Agathocle. Ses apophlhegmes. I, 401. Comment il se venge d'une ville qui l'avait insulté, 402. Il ne r'ougit point de la bassesse de sa naissance. II, 592. Sa plaisanterie aux habitants de Corcyre et à ceux d'Ithaque. Ill, 24. Nom que lui donnaient les flatteurs de Démétrius. IV, 118.

Agathocle, historien, cité, V, 412.

Agathoclée, courtisane. 111,507.

Agathon. Il préférait à la musique le plaisir de la conversation.

Agathon, poète. Il introduisit le premier le genre chromatique dans la tragédie. III, 246.

Agathon, historien, cité, II, 131; V, 419.

Agathonyme , historien, cité, V,

A gavé, v. Athamas. Elle méconnaît son fils, et l'égorgé dans sa fureur. II, 494.

TABLE

Age. Diverses acceptions de ce mot. II, 504. Les différences d'âge en mettent dans le caractère. 111,29.

Agémachus. Il croyait les truffes produites par le tonnerre. 111, 289.

Agésianax. Vers de ce poêle sur la l'ace qui paraît dans la lune. IV 41 8 .

Agèsilas, frère de Thémistocle, V. Xerccès.

Agèsilas. Il se précautionne contre les passions. 1,72. Son mot sur le roi de Perse, 175. Ses apophtegmes, 437, 483. Anlascidas lui reprochait d'avoir trop fait la guerre aux Thébains , 454. Son stratagème envers Tisapherne , 484. Moyen pour avoir de la cavalerie ; bel exemple de désintéressement; sa frugalité; refuse les présents et les honneurs des Thébains ; donne l'exemple du travail; est soumis aux lois et aux magistrats; est fier envers les ennemis ; gagne la bataille de Coronée. Sa modestie dans les succès; sa prudence envers les partisans de Lysandre;son mépris pour les talents frivoles; ne veut pas recevoir des lettres du roi de Perse ; son amour pour ses enfants.

Il prouve que les Spartiates fournissaient plus de soldats que les alliés; son adresse à conserver aux lois leur vigueur. ,11 repousse avec peu de monde Epaminondas. Il tourne contre les ennemis leur propre attaque , 485, 499., Oracle qui lui est relatif, il, 262. 11 est condamné à l'amende par les éphores, à cause de ses largesses. 453. Sa réponse à une demande injuste de son père , 571 . Éloge de sa conduite dans sa vieillesse, par Xénophon. IV, 23. Son ingratitude envers Lysandre, qui l'avait formé au gouvernement, 75. Injuste pour favoriser ses amis, il était personnellement désintéressé, 79, 82.

Agèsilas, historien. Il, 125.

Agésipolis. Ses apophthegmes. 1.

Agésipolis, fils de Pausanias. Sa réponse aux Athéniens qui voulaient prendre les Mégariens pour arbitres. I, 500.

Agias. Il blâme l'usage de servir chaque convive en particulier. III, 239. Il soutient que le vin doux n'enivre pas, 271.

Agis. Ses apophthegmes. 1, 436. Sa femme lui est infidèle; il fait gra-

ver une inscription au temple de Delphes. II, 418. Sa conduite contre les Arcadiens. Il sert sa patrie par ses conseils jusque dans une extrême vieillesse. IV, 51.

Agis, fils d'Archidamus. Ses apophthegmes. I, 500.

Agis, le jeune. Sa réponse à une plaisanterie de Démade ; à un ordre des éphores. 1, 459. Ses apophthegmes, 502. Il est mis à l'amende par les éphores pour avoir envoyé un jour chercher son souper à la salle commune, 528.

Agis, dernier du nom. Parole de ce prince sur son injuste condamnation. 1 , 505.

Agis d'Argos. Sa flatterie envers Alexandre. ï, 136.

Agonothètes. C'étaient ceux qui présidaient aux jeux.

Agra. Lieu de l'Attique où l'on faisait une procession solennelle en mémoire de la victoire de Marathon. IV, 228.

Agrias, bouffon. V, 198.

Agriculture, encouragée par Gélon. I, 598.

Agrigentins. Ils défendent, après la mort de Phalaris, de porter des habits de la couleur de ceux de ses satellites. IV, 114.

A gr ioniennes. Cérémonie mystérieuse usitée dans ces fêles. III,

Agrippinus. Il lâchait de persuader à ceux qu'il condamnait que c'était pour leur intérêt. V, 487.

Agrotère, v. Diane.

Agry pnêe, personnage de comédie. II, 535.

Agyrrius , administrateur méprise. IV, 61 .

Ajix. Sa modestie en allant combattre Hector. 1, 69. Sa crainte comparée avec celle de Dolon. Il, 378. Il habitait dans une île. III, 141. Sa fureur après qu'on lui eut refusé les armes d'Achille. Les Athéniens , de peur de la renouveler, ne plaçaient jamais au dernier rang dans leurs jeux la tribu qui portait son nom, 204. Platon fait paraître son amc la vingtième dans l'ordre des forts ; plaisanterie de Lamprias à ce sujet; explication allégorique qu'il en donne; autre explication plus littérale . Son nom, suivant Sophocle, est de mauvais augure. III, 472-475.

Ajax le Locrien.Ses descendants

DES MATIÈRES

longtemps punis de son crime.

Aidonèe , interprétation de ce mot. II, 249.

Aigle. Ses plumes font tomber en poussière celles des autres oiseaux. IN, 331. 11 n'y en a qu'une espèce de véritable , les autres sont des espèces bâtardes, 500.

Aiguille de mer, v. Alcyon. Singularité attribuée à ce poisson. IL

Aimant. Il n'attire pas le fer frotté d'ail. III, 235. Cause de l'attraction de l'aimant. IV, 595.

Air. Son action sur l'airain ; densité de l'air de Delphes. 11, 255. Il est plus actif en hiver qu'en été, 294. L'air de mer plus léger que celui de terre. III, 502, v. Eau.

effet qu'Empédocle lui attribue pendant la nuit, 426. Le soleil, suivant Anaxagoras, lui imprime un mouvement convulsif; la nuit le rend plus sonore, 429, v. Anaximène et Archêlaus. Il est le principe de la subsiance ténébreuse; sous quels noms on désigne son obscurité. IV, 393. Le feu qui s'éteint se change en air, 394. 11 est moins froid que l'eau; d'autres le croient plus chaud; quand il se condense, il devient eau; lorsqu'il se raréfie, il se change en feu ; il ne gèle jamats. H tient le milieu entre le l'eu et l'eau, et lient de la nature de l'élher, 398-599. Son action dans la ventouse, dans la déglutition, dans la chute des corps graves et de la foudre, dans l'ambre et dans l'aimant, dans le mouvement des liquides et dans les sons, 595-596.

Airain. Couleur singulière de ce métal à Delphes. Il, 253. Deux opinions sur l'origine de l'airain de Corinthe; la couleur de celui de Delphes attribuée au conlact de l'air, 254. Sa vertu astringente, bonne dans les maux d'yeux; épithètes qu'Homère lui donne. Les blessures faites avec l'airain, moins dangereuses que celles des autres métaux, suivant Aristote. III, 277-

Aire (météore igné). Sa cause.

Alalcomène. Pourquoi Ulysse donna ce nom à la ville d'Ithaque.

Il, 97.

Alaslnr. Signification de ce mot.

Alcamcne. Ses apophthegmes. ï, 50*.

Alcamcne, homme méprisé. IV,

Alcandre, v . Lycurgue.

Alcathoa, x.Minias.

Alcathoils, v. Tèlamon.

Alcée. Ses reproches aux hommes faibles. I, 253. Cité , II, 291. Mot de ce poëte sur le pouvoir des plaisirs, 550. 11 voulait qu'on versât des essences sur sa tête et sa poitrine, pour le soulager. 111 , 25t.

Cité, 371. Il reprochait à Pitlacus d'être un soupeur de nuit, 439. Il dit que Piltacus fut élu unanimement chef de sa patrie, 553.

Alcibiade II se pliait aux moeurs les plus opposées. 1, 121. Il était touché des remontrances de Socraie, 155. Il se troublait aisément quand il parlait en public , 179.

Ses apophthegmes, 426. Plaisanterie d'un Spartiate à son sujet, 550. Une prêtresse refuse de le maudire. II, 31. Il corrompt la femme d'Agis , 418. Il contrefait avec Théodore la célébration des mystères à la table de Polytion.

III, 187. Son intempérance opposée à la sobriété de Socrate, 565.

En haranguant le peuple, il laisse échapper une caille de dessous sa robe; le désordre de sa conduite rendit ses talents peu uliles à sa patrie. IV, 58-60. Il prit, dans sa jeunesse, des leçons du sophiste Sophilus, 142.

Alcinous. Son hospitalité généreuse. III, 141 . Il reçoit Ulysse, 177.

Alcippe, Spartiate. Il est condamné à l'exil par la jalousie de ses concitoyens, qui défendent d'épouser ses filles; vengeance qu'en lire sa femme Damocrite ; punition des Spartiates. III, 560.

Alcman. Son épigramme sur luimême. III, 150. Ses vers sur la rosée, 277. IV, 381 .

Alcmcne. Découverte de son tombeau ; les Spartiates font transporter ses ossements dans leur ville. III, 80. Interprétation des caractères qui y étaient gravés, 83.

Alcméon, fils d'Amphiaraiis, se retire sur le terrain formé par le limon du fleuve Achéloùs, pour fuir les Euménides, III, 158.

Alcméon, d'Athènes. Il se déclare l'ennemi de Thémislocle. IV, 75.

Alcméon, philosophe. Son opinion

TABLE

sur le mouvement des astres. IV, 502. Sur la cause de l'ouïe, de l'odorat et du goût, 338. Sur la nature des germes reproductifs, 346. Sur la cause de la stérilité des mules, 351.

Il croyait que l'embryon se nourrit dans le sein de la mère par toutes les parties du corps, et que la lête est formée la première, 353. Cause qu'il attribue au sommeil et à la mort, 558. En quoi il fait consister la santé et la maladie, 362.

Alcméonides, v. Hérodote.

Alcyons. Avec quelle adresse ils construisent leurs nids avec des arêtes d'aiguilles de mer. II, 477.

Alethia, v. Apollon.

Alevas doit la couronne à son oncle, et efface la gloire de tous ses prédécesseurs. II, 473.

Alexandre. Affectation de ses courtisans à imiter son attitude penchée. I, 122. Il trouve mauvais que Crisson se laisse vaincre par lui à la course, 153. A quoi il reconnaissait qu'il n'était pas dieu, 147.

Son estime pour Homère. I, 192.

Son respect pour ses captives, 220.

Il est victime de son intempérance, 278. Il refuse les cuisiniers que la reine Ada lui envoie, 284, 409. Use plaint à son père de ce qu'il avait des enfants de plusieurs femmes, 406. Ses apophthegmes, 408. Son ambition se manifeste dès son enfance, ibid. Sa libéralité envers Anaxarque ; présage de la victoire d'Arbelles. Sa réponse au prêtre d'Amrnon, qui le déclare fils de Jupiter, v. Antigène. Ce qu'il dit du commandant du fort Aorne, 409, 413. il envoie cent talents à Phocion, qui les refuse, 430. A la prise de Thèbes il rend la liberté à Timoclée, 612, v. Timoclee. Il songeait à porter la guerre en Italie, lorsqu'il mourut. Il, 158. C'est à tort que la Fortune s'attribue la gloire d'Alexandre. Enumération de ses travaux, de ses périls, de ses blessures, des obstacles qu'il éprouva de la part des Thébains, des Macédoniens et des rois de Perse. Etendue de ses projets et modicité de ses moyens. Sa supériorité sur tous les philosophes. Effets de sa philosophie sur les Barbares, 160, 166.

Grand nombre de villes qu'il fonda.

Il civilisa les nations les plus féroces. Il rejeta le conseil d'Aristote, de traiter durement les Barbares.

Il voulait ne faire de toutes les nations qu'un seul peuple, 167-169. H unit, par des mariages, les Macédoniens et les Perses ; ses motifs en cela; effets de ces alliances. Ses belles maximes. Inscription gravée au bas de ses portraits. Il préferait un vers d'Homère, qui était l'éloge d'Againemnon et le sien. Son éloge d'Achille. Il refuse la lyre de Paris.

Son estime et ses libéralités pour les philosophes; son admiration pour Diogènc, 169-175. Il ne dut sa gloire qu'à ses vertus ;son entrevue avec Porus ; il épousa Roxane. Sa modération à la mort de Darius; sa confiance en Héphestion. Ses actions comparées à c» lies des philosophes.

Sa réponse à Philoxène, qui lui offrait des plaisirs criminels, 176-178.

La philosophie l'avait préparé à tous les dangers. Il accordait, sans jalousie, la plus grande protection aux artistes. Il voit avec modération un artiste qu'il aimait être vaincu.

Sa sensibilité à la musique ; son estime pour Apelle et Lysippe. Il rejette le projet de tailler le mont Athos en forme de statue, 183, 185.

H a plus honoré la Fortune qu'il n'a reçu d'elle. Etat de son armée après sa mort. Réponse aux reproches qu'on lui fait sur son ivresse et ses fureurs. Sa tempérance et ses fureurs. Sa tempérance et sa retenue.

Il épouse, par des raisons d'Etat, Royane et la fille de Darius ; sa continence envers les femmes de Perse. Sa supériorité sur ses généraux par ses vertus ; causes de ses succès. Il place Alynomus sur le trône de Paphos. Comparaison de ce prince avec Hercule. Il annonce dès l'enfance ses grandes entreprises. On le compare avec les plus grands hommes de la Grèce. Danger qu'il court dans la ville des Oxydragues. Son courage dans une opération douloureuse, 186-208. Sa douleur du meurtre de Clitus, comparée avec celle de Platon sur la mort de Socrate, 578. Sa cruauté envers Callislhène et Clitus. Sa modération envers Porus, 389-596. Ses pleurs en apprenant qu'il y avait plusieurs mondes, 415. Son refus de voir la femme de Darius, qui était très belle, 54-2. En honorant Hercule, il mérita lui-même de l'être, 588. 11 est blâmé d'avoir rasé la ville des Branchides. III, 24. Sa passion pour

DES MATIERES

le vin, prouvée par le journal de Philinus. La première cause de sa haine contre Callislhène fut l'opposition que celui-ci avait à boire, 192.

Il fait transplanter à Babylone plusieurs plantes de la Grèce, 252. 11 meurt le même jour que Diogène, 418. Il dormait dans le bain, même pendant la fièvre, 457, v.Anaxarque.

Sa lettre à Théodore ; sa retenue envers la maîtresse d'Anlipatridas, 524. Il reservait, pour les jours de bataille, Bucéphale devenu vieux,

IV, 44. Blâmé de son indulgence extrême pour sa sœur, 105. 11 accepte avec plaisir le droit de bourgeoisie à Mégare, qu'Hercule seul avait obtenue jusque-là, 120. Il demande aux Athéniens de lui livrer l'orateur Lycurgue, 173. Mot de cet orateur sur la prétendue divinité de ce prince, 175, v. Démosthènes et Ilypéride. On lui reproche de n'avoir eu que des succès faciles, 213. Il est détourné de faire revêtir de bronze un théâtre, ce qui aurait nui aux effets de la voix. V, 199. Il demande à Xénocrate des préceptes pour bien régner. Délius lui est député pourl'engagerà faire la guerre aux Perses, 271. 11 avait pénétré en vainqueur presque aux extrémités de l'univers, et n'obtint pas cependant les honneurs divins, 341. Belle réponse de ce prince, V, 470.

Alexandre, tyran de Phères. v.

Pélopidas. Il sort du théâtre pour ne pas céder à la pitié, 11,181.11 est tué par Pylholaiis, dont il avait abusé, 111, 545.

Alexandre, historien, ci té, V, 414.

Alexandre Polyhislor, cilé, II, 65, 133. Ce qu'il nous a appris de plusieurs musiciens de l'antiquité.

Alexandre, philosophe épicurien.

Il plaisante les pythagoriciens; ses railleries sur une question proposée à table. III, 221.

Alexarque, historien, cilé, II, 112; V, 354.

Alexicratès, pythagoricien. III,

Alexida, v. Elasiens.

Alexidème. Il refuse la place qu'on lui assigne au banquet des sept sages. Son ingratitude envers son père. I, 331 .

Alexinus. Mobilité de son caractère. Il, 574. Mot de Ménédème à

son sujet, ibid. Tourné en ridicule par les stoïciens, V, 119.

Alexis, poëte comique, cité, 1,48, v. Philémon ; blâmé de préférer l'agriculture à la profession des armes. V, 441.

Aliments. La question s'il est plus facile de digérer une seule espèce d'aliments que plusieurs, soutenue pour et contre par Philinus et Marcion. Platon en 'permet aux citoyens courageux la multiplicité.

III. 281 . On discute de même quels aliments sont préférables, de ceux de terre et de mer, 297. C'est la manière dont on les assaisonne qui cause les maladies, 452. Les changements introduits dans leur préparation ont amené de nouvelles maladies, 457.

Alitèrie Signification de ce mot.

Allégories. Rapport des allégories poétiques avec la morale, I, 43.

Allia. Bataille de ce nom perdue par les Romains. II, 16. Suites de celte défaite, ibid.

Aloïdes (les géants). IV, 455.

Alose, v. Animaux.

Alouette. Pourquoi honorée à Lemnos. V, 391 .

Alphèe. L'eau de ce fleuve d'Arcadie pouvait seule laver la cendre dont on couvrait l'autel de Jupiter à Olympie. II, 343. Origine de ses divers noms. V, 426.

Alphito, femme dont on effrayait les enfants. V, 68.

Althèe, fait périr son fils Méléagre. II, 123.

Alyatle, v. Pèriandre.

Alynomus, v. Alexandre.

Amandes amères. Elles préviennent l'ivresse. III, 194.

Amasis. Il fait demander à Bias ce qu'il y avait de meilleur et de plus mauvais dans une victime; Bias lui envoie la langue. I, 90, 327. Sa lettre à Bias, 337. Il le consulte surine proposition du roi d'Ethiopie; solution de Bias Ce philosophe lui donne un moyen d'être respecté de ses sujets. "Questions qu'il propose au roi d'Ethiopie et réponses du roi, 537, v. Banquet. Il veut venger la mort du tyran Léarque, mais il est apaisé par Erixo, 615, v. Samiens. Histoire de son Bassin. V, 442.

Amaxoculistes, y. Mégariens.

Amazones, chassées de la Lycie

par Bellérophon, I, 28!», v. Hercule nie. Evocation dos ames dans Ho-

clSamos. mère, 472. L'instruction rappelle à

Ambition (V) ne vieillit point, l'ame des vérités affaiblies par les

IV, 20. Un administrateur doit s'en passions, 487. Erreurs dans lesquel-

Ambre. Il attire tous les corps lé- un amour pur en est le remède,

gers, excepté les feuilles de basilic. 536. Sa définition par les philoso-

III, 235. Cause de celte attraction, plies. Les uns la croyaient fncorpo-

IV, 595. relie, les autres corporelle. Quel est Ame. Distinction de ses deux fa- le siège de la principale partie de

facultés. I, 139. Elle doit dominer l'ame. Leurs opinions sur son moules sens, 186. Elle est souvent pour vement et son immortalité. IV, 528, le corps un hôte bien cher, 302. Dieu 531. Sa partie principale en produit en fait son instrument, 365. Ses cinq sept autres, suivant les stoïciens, facultés. II, 242. L'ame sèche est la Principe de ses sensations, 341. plus parfaite, suivant Héraclite, 342. Opinion des stoïciens sur la ma- Sentiment de Platon sur l'ame du nière dont elle se forme dans les monde ; sa division des facultés de enfants à leur naissance, 588. Les l'ame humaine, 362, v. Aristole. qualités du corps sont opposées Son immortalité prouvée par le soin aux siennes. Etat de l'ame après que Dieu en prend , par les sacri- qu'elle a été séparée du corps, fices prescrits pour les morts, et par 474, v. Lune. Rapport entre l'ame l'oracle d'Apollon rendu à Corax. et le corps, ibid. L'usage des vian- 111, 52. Vérité liée avec celle de la des l'appesantit, 568. L'ame irrai- Providence. Vision de Thespôsius sonnable punie des ci imesde l'homsur l'état et les punitions des ames me, 571. L'ame du monde n'a pas dans l'autre vie : celles dont les tiré le corps d'elle-même, elle lui a fautes sont retombées sur leur pos- seulement donné la forme, 589 Platérite sont les plus punies, 33-48. ton lui donne le nom d'aile, 593. Sa Le dogme de l'immortalité de l'ame définition par Aristole, 598 ; par les est de toute antiquité ; c'est son ha- • anciens philosophes, 600. Ordre de bitude avec le corps qui lui fait ses facultés, comparées aux trois aimer la vie, quoique contraire à accords de la musique, 601. Platon sa nature, 51-55. L'ame du monde la compare à un attelage de chcdivisée en trois parties, présidées vaux, 602. Exposition du système par trois parques, 56. De quelle ma- de Platon sur la formation de nière Dieu se communique à notre l'ame du monde d'après Timée. ame; sa puissance et son activité. Son texte, interprété par Xénocrale. Yision de Timarque sur l'état des Définition de l'ame par ce philosoames dans l'autre vie ; rapport de phe et par Crantor. Endorus croit chaque ame avec son génie ; ames vraisemblables les explications de changéesen génies, suivant Hésiode, ces deux philosophes. Plularque les 103-116. L'ame, suivant Platon, tire croit contraires au vrai sens de son origine du ciel, et est en exil Platon. Définition de l'ame pnr ce dans le corps. Elle y est comme dernier ; sa nature, celle du monde une plante qui cherche son ali- et de la matière encore brute : ment, rien ne lui peut ôter sa pru- Platon l'appelle quelquefois infidence et son bonheur, 153. Elle est nitè. V, 3-10. Origine du bien et du incorruptible. En se dégageant de la mal expliquée. Erreurs des stoïciens terre elle s'attache à un état plus à ce sujet. L'ame a été engendrée parfait. Usages établis en Béotie dans un sens et ne l'a pas été dans pour les funérailles des enfants, un autre; il en est de même de 162-163. L'ame a des plaisirs, indé- ] l'ame du monde. Distinction de pendammentdu corps ; elle se prête deux ames, l'une engendrée, et à ceux-ci par nécessité ; c'est en elle l'autre non engendrée : même disque s'opèrent les plaisirs qui affec- tinction pour le corps. De quelles lent les sens, 510-315. Influence de substances il a été engendré ; dans ses affections sur le corps, 533. quel sens Dieu est l'auteur du Maux qui résultent de l'union de monde et de l'ame. Sur quelles l'ame et du corps, 421. Nos ames proportions de nombre l'ame a été produites selon les lois de l'harmo- formée. Application de ces nombres

défendre, 109.

sensibles ;

DES MATIÈRES

aux accords de la musique. Médiétetés introduites dans ces nombres ; leurs proportions et leurs usages; différence de la génération de l'ame du monde et de celle de la matière, définition de l'ame par Posidonius ; il a mal entendu Platon. Faculté de juger inhérente à l'ame ; comment elle forme ses jugements, 10-32. Difficulté d'unir ensemble, pour former l'ame du monde, la substance divisible et l'indivisible.

Milieux dont Dieu s'est servi pour les lier. Deux principes contraires existent en elle, exprimés par l'unité et par la dyade. Troisième principe qui résulte de l'union des deux autres, et ses différentes dénominations. Ce double principe est aussi dans l'homme, dans les phénomènes célestes. Nombres et proportions qui forment les gradations de l'ame du monde. Quantité, ordre et valeur de ces nombres; leur application aux planètes. Rapport de leurs distances avec les tons de la musique ; allégorie de Platon sur le concert des asires. L'ame conduit les mouvements célestes ; sa bonté est l'effet de ses proportions harmoniques. Influence de celte harmonie sur la production et la conservation des êtres, 32-47. Affections de l'ame, v. Stoïciens. Quels plaisirs sont analogues à sa nature, 190.

Supériorité de ces plaisirs sur ceux des sens, 200. Elle est faite pour commander au corps. L'entendement est comme le sens de l'ame, ibid. Effets produits sur l'homme par la pensée de l'immortalité de l'ame. Désespoir qui suit l'idée d'un anéantissement total ; combien elle est odieuse aux gens vertueux : la mort est un gain pour eux, 219-223.

La nature de l'ame, objet des recherches de Socrate ; difficulté de cette recherche, 253. Procès intenté par le corps à l'ame. Déinocrite impute à celle-ci tous les maux du corps. Théophraste accuse le corps des maux de l'ame, 498, v. Arisiote.

Amébée. Mot de Zénon sur ce musicien. Iï, 365.

Amenthès. Lieu où, selon les Epypliens, les ames se rendaient après la mort. Signification de ce terme. V, 347.

Amertume. Ses propriétés et ses effets sur la langue. III, 194.

Amestris. Elle fait par supersli-

tion enterrer douze hommes vivants.

Améthyste. Elymologie de ce mot.

Amie (poisson). Etymologie de son nom. IV, 531.

Aminoclès, v. Hérodote.

Amis. Les éprouver avant de s'y attacher ; savoir les distinguer des flatteurs qui en prennent les de-^ hors. Le véritable ami ne flatte point nos vice?, et nous porte au bien. I, 114, 139. Ses manières sont simples et franches, 140. Vers d'Euripide sur le caractère des vrais amis, ibid. Il n'est point jaloux de ceux qui sontaimés de ses amis, 146.

On ne peut avoir beaucoup de vrais amis ; ceux qui sont célèbres dans l'histoire ne sont jamais plus de deux. Difficulté de se délivrer d'un faux ami. Le grand nombre d'amis nuit aux devoirs et aux douceurs de l'amitié. Ils nous entraînent souvent dans leurs disgrâces, 210-217. L'adversité fait reconnaître les vrais amis ; c'est alors qu'ils sont le plus utiles. III, 129. Il faut saisir toutes les occasions d'acquérir des amis.

Pour reprendre un ami avec fruit , il doit être sain de corps et d'esprit, 565. Un homme d'Etat doit les choisir avec soin. Ce qu'il peut leur accorder; ce qu'il doit leur refuser. IV, 77-79.

Amisodore. Il ravage la Lycie, et est tué par Bellérophon. i, 585.

Amitié. Elle aveugle souvent sur le comptedes amis. 1, 114. Douceur qu'elle répand sur la vie, ibid.

Elle a pour base la conformité de mœurs. I, 117. A toujours un but honnête, 139. Elle nous (aitquelquefois des ennemis, 194. Elle est souvent timide, quand elle devrait parler librement, 202. Il y en a peu de durables, pareequ'on les multiplie trop, 2lo. La bienveillance et la vertu sont la monnaie qui la fait acquérir, 2H. Les grands ont beaucoup de courtisans et peu d'amis. L'amitié naît de la vertu, de l'habitude de se voir, et de l'utilité réciproque, 212. Elle veut des caractères solides, 219. Trait d'amitié fraternelle. L'amitié est le fruit du temps et le prix de la vertu. La table en est souvent l'occasion. 111, 279.

Quatre sortes d'amis, 519.

Ammon , v. Alexandre. Fable de sps prêtres, sur la lampe qui y

brûlait , réfutée par Ammonius :

conséquence qu'elle aurait eu pour le système du ciel. Il, 291-293. L'oracle d'Ammon presque abandonné,

Ammnnius. Il châtie son fils, pour l'exemple de ses disciples coupables de la même faute. 1, 156. Entretien de ce philosophe dans le temple de Delphes. II, 228-295. Son interprétation de l'inscription de ce temple, 2*4. Il trouve peu séant à des philosophes l'usage de porter des couronnes à table. 111, 245. Explique pourquoi l'airestpius sonore la nuit que le jour, 429. Donne à souper aux instituteurs d'Athènes , par honneur pour Diogenianus : jalousie qui en est la suite, 463. Sa précaution pour éviter les rivalités, 467. .

Amnémones , nom de certains magistrats de Gnide, II, 72.

Amoun, nom de Jupiter chez les Egyptiens; étvmologie de ce mot.

Amour. Il faut garantir les jeunes gens de tout amour dangereux. I, 23. Il agit d'après le caractère de ceux qui aiment. II, 280. L'homme a dans les animaux des leçons d'amour maternel Cet amour ne doit pas être fondé sur l'intérêt; il prouve la sagessedela nature;sescaraclères; exemple dans les premières mères ; rarement les parents en recueillent les fruits; ceux qui paraissent renoncer à cet amour lui rendent hommage par les motifs qui les déterminent, 477-480. L'amour enseigne la musique; ses effets étonnants, suivant Platon; il porte à louer les personnes qu'on aime : il réunit les trois motifs qui portent à la musique. III, 192. L'amour qui commence n'aime pas la raillerie , ensuite il ne la craint plus, 216.

Quel temps est le plus propre aux plaisirs'de l'amour, suivantEpicure; son opinion combattue, 263. Les regards muiuels le font naître, 332.

Discours d'Aristophane sur l'amour, dans le banquet de Platon, 401.

Eète à Thespies, en l'honneur de l'Amour et des Muses, 495. Entretiens tenus à Thespies sur l'amour; on y accuse les femmes de n'éprouver ni inspirer un véritable amour.

Ses différences d'avec la passion des sens; portrait qu'en fait Anacréon; censure d'un amour vicieux.

L'amour des jeunes gens défendu

aux esclaves par Solon. L'amour contre nature né dans les gymnases; ses progrés, ses effets. L'amour des femmes blâmé par les uns, justifié par d'autres, 498-50'*. ttien ne lui coûte pour se satisfaire ; c'est la plus violente maladie de l'arne.

Pouvoir du dieu de l'amour; ancienneté de son cube; il est inaccessible aux sens. Sans lui Venus n'a aucun charme, 511-514. Il est le plus ancien des dieux, qui tous lui doivent l'existence ; il préside à l'union conjugale et à celle des cœurs vertueux. Caractère que Platon lui attribue. Il ne le cède en pouvoir à aucun autre dieu ; il ne cède jamais l'objet aimé, exemples d'Aristogiton, d'Antiléon et de Ménalippe, il inspire un courage extraordinaire:

exemple de Cléomachus et de Théron.Les peuples les plus belliqueux et les plus grands héros ont été les plus sensibles à l'amour ; il rend les femmes même capables des plus grandes choses, 515-527. Seul il fléchit Pluton ; utilité de l'initiation à ses mystères; sa bienfaisance pour les mortels ; il change les caractères : exemple d'Anytus. Il adoucit les ames les plus fières. Philosophes, législateurset poètes, tous reconnaissent l'amour pourun dieu. Hésiode, Platon et Solon le donnent pour roi aux hommes; douceur des nœuds qu'il forme. Platon, d'accord avec les Egyptiens, qui regardaient le soleil comme un troisième amour.

Comparaison de l'amour avec cet astre , 528-535. L'amour chaste élève l'arne aux objets inintelligibles; il retire les jeunes gens des objets extérieurs et les attache à la beauté divine. Les poètes parlent rarement de l'amour d'une manière sérieuse ; sa génération comparée à l'arc-enciel. Le véritable amour s'attache à la beauté essentielle ; fin heureuse qui en est le fruit. 11 aime l'hommage des mortels, et punit leur mépris : exemples d'Euxinlhèle , de Leucomantide et de Gorgo. Les causes qui le produisent communes aux deux sexes. Il diffère d'une cupidité déréglée ; il est nécessaire au bonheur des époux , détache des autres passions , ne peut subsister avec un vice contraire à la nature ; horreur et punitions de ce vice, 536- 545. Bonheur de l'amour conjugal.

Système des physiciens et des poé-

DES MATIÈRES

tes ; sur l'amour du ciel pour la terre, et du soleil pour la lune. A quoi Bion comparait les chevaux des beaux jeunes gens, 548-549. Evénements tragiques causés par l'amour, 553-561. 11 est le nœud commun de toutes les pièces de iVlénandre. Examen d'un passage de ce poëte sur l'amour, 562. Diverses opinions sur sa nature; pourquoi on lui donne un flambeau ; les fautes qu'il cause dignes d'indulgence, parceque c'est un état de maladie : le combattre suivant l'avis de Platon, dès son principe. Ses contradiclions, 565-566. Il est le ministre des dieux pour veiller sur les jeunes gens. IV, 13. La vieillesse délivre de sa tyrannie, 32.

Des amours désordonnéesont donné naissance à des monstres, 348. Les opinions des stoïciens sur l'amour, contraires au bon sens. V, 143.

Amour -propre. En nous aveuglant sur notre compte , il ouvre la porte à la flatterie. 1, 412. Il faut y renoncer pour se garantir des flatteurs, 147.

Amphiaraus. Eloge de sa vertu par Eschyle. I, 75. Il console la mère d'Archemore, sur la mort de son fils, 250. 11 est englouti vivant avec son char. II, 111. La véracité de son oracle reconnue dans la guerre des Perses, 295.

Amphias de Tarse. Il adoucit une raillerie, en la partageant. III,

Amphiclyons. Ils ajoutent de nouveaux bâtimenis au temple de Delphes. II, 287. Ils y font graver de courtes maximes, 517.

Amphidamas. Homère et Hésiode se disputent le prix à ses funérailles. I, 343. Il est adjugé au dernier. III,

Amphiloque. Célébrité de son oracle. Il, 346.

Amphion. Il bâtit Thèbes au son de la lyre. IV, 9, v. Musique.

Amphisse, ville de la Phocide. I,

Amphithéus. Les tyrans de Thèbes refusent sa grâce à Simmias.

III, 82. Il est délivré par les conjurés, 126.

Amphitryon. Il est obligé de s'exiler. III, 152. Il se retire à Thèbes, défait les Chalcidiens, et tue leur roi Chalcodon, 558.

Amulettes. Elles préservaient de la fascination. III, 333.

Anabus , prince africain. Il secourt Arélaphile contre les tyrans Nicostrate et Léandre. I, 606.

Anacampseroie. Propriété de cette plante de pousser des feuilles, après qu'elle est arrachée. IV, 464.

Anacharsis. Il reprochait aux Grecs de ne se servir de leur monnaie que pour compter. I, 176.

Soins de Cléobuline pour lui, 331.

Ses réponses aux questions d'Ardalus, 335. Ses idées sur le soleil, considéré comme dieu ; sa définition d'une maison ; sa réponse à Esope, 345. Il plaisante Piltacus sur sa loi contre l'ivresse, 547. Il approuve l'usage du charbon. III, 360. Mot de lui sur les Athéniens et les Scythes. V, 455. Quel moyen il donnait pour se corriger de l'ivresse, 490.

Anacréon, v. Amour.

Anatolé, montagne de l'Inde, origine de son nom. V, 405.

Anaxagore. Il exposait les avantages de l'homme sur les animaux.

I, 223. Il supporte avec courage la mort de son fils, 265. II, 408. Accusé d'impiété, pour avoir dit que le soleil était une pierre. I, 382.

Platon lui impute d'avoir donné, comme de lui, une opinion fort ancienne sur la lumière de la lune. II, 242. Il attribuait notre intelligence à la conformation de nos mains, 444. 11 écrivait dans sa prison sur la quadrature du cercle. III, 153. Il ne mettait aucune distinction entre les substances , 243 , v. Air. Effets de son instruction sur Périclès. IV, 3. Il ne veut d'autre honneur que de donner un jour de congé aux écoliers, le jour de sa mort, 110. Il laissait ses terres en friche, pour ne vaquer qu'à la philosophie, 139.

Ses Homéoméries. Il reconnaissait une cause intelligente des êtres, 268. 11 attribuait, ainsi que Platon, à cette cause , la formation du monde ; sophisme des épicuriens contre cette opinion, 280. Son sentiment sur le mélange des corps élémentaires; ses définitions de la fortune et de la nature, 286. Cause, selon lui, de l'inclinaison du monde, 297. Son opinion sur la formation des astres, 500. Sur leur mouvement, 302. Sur la substance du soleil, 304. Sur sa grandeur et ses révolutions, 306. Sur la substance de la lune, 308. Sur l'inégalité de sa surface, 310. Sur la voie lactée, 513.

TABLE

Sur les comètes, 514. Sur les étoiles tombantes, 345. Sur les tonnerres, les éclairs, ibid. Sur l'arc-en-ciel, 317. Sur les tremblements de terre, 323. Sur la formation de la mer et de son amertume, 3-24. Division de l'ame par ses sectateurs, 329. Comment il croit que la voix se forme, 340. A quoi il attribue la production des mâles et celle des femelles, 348. Celle des animaux n'est, selon lui, que leur changement réciproque; il leur attribue la raison active et non la passive, 556. Il regarde le sommeil comme un effet purement corporel, et la mort, comme la séparation de l'ame et du corps, 359.

Il croit que la plante est un animal terrestre, 363. Que la lune reçoit sa lumière du soleil, 439. Qu'elle n'est pas plus grande que le Péloponnèse, 446. Il appelle entendement et infinité les deux principes de l'ame du monde. V, 37. 11 donne les mêmes noms aux deux principes du bien et du mal, 366.

Anaxandre. Sa réponse à la question, pourquoi il n'y avait point à Sparte de trésor public. I, 505. Il commandait les Thébains aux Termopyles. IV, 241.

Anaxandridas. Ses apophthegmes. I, 504.

Anaxandridas, historien. Cité, II,

Anaxarque, 'v. Alexandre. Vers de Timon contre ce philosophe. II, 371 . Le tyran Nicocréon le fait piler dans un mortier, 578. Il admettait une infinité de mondes, 415. Application heureuse qu'il fait à Alexandre. III, 465. Sa flatterie criminelle pour ce prince après le meurtre de Clitus. IV, 14.

Anaxilas. Ses apophthegmes. I, 505, v. Démosthènes.

Anaximandre. Son opinion sur la première production* des hommes. III, 449. Il admettait l'infini pour principe de toutes choses.

IV, 2G7, et supposait une infinité de mondes, ibid. Il appelait les astres desdieux célestes, 281. Son système sur l'ordre des astres'et leur mouvement, sur la substance du soleil, 302-304. Sur sa grandeur, 305.

Sur les éclipses, 307. Sur la substance delà lune, sur sa lumière et ses éclipses, 308. Sur les tonnerrestes éclairs, 315. Sur lacause des vents, 319. Sur la figure de la terre,

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