‹ Œuvres. Nouv. éd., avec une préf. et des notesChapitre 101 sur 138 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

?^ esse, vieillart, lubricque invétéré; n®S ^^ ^^ plaisir, du quel es * altéré mk(r~£ Ton ame et corps méchamment en

[jeunesse,

Compte en rendras trop plus en ta vieillesse, Et en seras de Dieu vitupéré.

L'ystoire voy de Udo desperé, Et comme il fut griefment improperé Du jeu infect dont la fin est tristesse, Cesse, vieillart.

En grans honneurs il avoit prospéré, Ce neantmoins, le tout considéré, Condempné fut en horrible destresse.

Or, pour affin d'éviter telle angoisse Et que ce cas ne soit réitéré, Cesse, vieillart.

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Rondeaux. aJS

LXXXVIIII.

oing de santé, bien prochain de [tristesse, 1^ Actainctd'ennuy, exempté de liesse.

^^^^^é-^rè^k^ Infortuné, plain de mélancolye. Et en qui est espérance abolye, Tel je me voy et me trouve en vieillesse.

Se j'eusse sçeu ce que scay, en jeunesse, D'autant que dueil jour ne nuyt ne me laisse, Chassé seroit le regrect qui me lye Loing de santé.

Besoing je n'ay qu'on me tienne rudesse, Griefve douleur mon corps souffre sans cesse ; De faire donc de moy bonne oraelye Possible n'est, ne plaisante et jolye.

Et qu'ainsi soit je le dis et confesse Loing de santé.

^,, our avoir bruyt et louange en ce Jx [monde,

iT^f) Là où vertu en peu de gens redonde, c@a^-Ê^!. Au temps qui court mondains ambi- Caulx, fins, subtilz, pervers, malicieux, [cieulx, Sont estimez, c'est pour parolle ronde.

236 Rondeaux.

Les simples gens et humbles on confonde, Par quoy command, velà où je me fonde, Estre haulttiin, superbe, et vicieulx,

Pour avoir bruyt.

Mais au bon Dieu, où vraye amour habonde, Sur noz meffaictz il fault qu'on lui responde ; D'acquérir donc le royaulme des cieux Et vivre mal, sont dictz falacieux, Sortant d'un cueur et d'esprit furibonde

Pour avoir bruyt.

ous qui parlez de ces gens mariez, ,^ Et qui sçavez que font C. 0. Q. U. ^^ En les lisant vous trouverez coqu, S'en vostre esprit par trop ne variez; Et s'il advient que vous en marriez, A mon advis ce seroit mal vescu, Vous qui parlez.

Affin que point n'en soyez hariez, L'ennemy lors vous arez convincu, Sans contre luy porter lance n'escu, Quant l'on verra que vous vous en riez, Vous qui parlez.

tous et toutes ne desplaise ■^j^W^J Se mon cueur est ravy et pris, WM^%W^, Ainsi qu'un amant bien apris, «rfâ^ï^iM De l'amour de madame Biaise.

Quant l'avoir je puis à mon aise, Alors sont joyeux mes espritz

A tous et toutes.

Son beau parler chascun appaise.

Son doux maintien est de grant pris ; Veu l'honneur qu'en elle est compris, Ma voulenté n'est point mauvaise A tous et toutes.

LXXXXIII.

rois hommes sont que hait Nostre- [Seigneur, Ainsi qu'on voit par la Saincte fe^=r^^ [Escripture,

Et lesquelz trois iront en pourriture : Salomon est de ce dict enseigneur.

Le viel lubricque est des trois le greigneur. Qui trop corrompt son corps et desnature ; Trois hommes sont.

Povre orgueilleux, pensif et chagrigneur Est le second, qui de vertu n'a cure;

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