‹ Œuvres. Nouv. éd., avec une préf. et des notesChapitre 105 sur 138 · Lequel labeur l'honneuv vous oblige de payer · texte numérisé non relu

Lequel labeur l'honneuv vous oblige de payer

RO.NDEAUX.

VOUS sans plus,ma totalle espérance, Digne d'honneur, des dames l'ex- [cellence, A tout jamais mon cueur vous ay Mon seul plaisir par vous soit ordonné " , [donné ; Entier voulloir d'avoir vostre aliance.

Certain je suis que si j'ay jouyssance Le mien esprit prendra resjouyssance, En vous servant, et sans estre estonné, A vous sans plus.

Me submectant en vostre obéissance, Et m'octroyant vostre doulce accoinctance, Ne seray lors pour aultre habandonné; Car mon désir, qui n'est desordonné.

En loyaulté en a faict l'asseurance A vous sans plus ".

n contemplant la tienne magnitude,

I. Mon seul plaisir, qui est l'entier vouloir d'avoir votre alliance.

?.. Les premières lettres de ce rondeau forment un acrostiche : A Dame Cle'mence.

Rondeaux. 2

Ce neantmoins je me veulx dédier A pratiquer ta grant mansuétude.

Congnoistre et veoir vueil par similitude La grande haulteur, longueur et latitude De ton amour, sans te fastidier,

En contemplant.

Et pour autant que j'ay mis mon estude A regarder, par grant sollicitude, Qu'à ma fortune on peult remédier, Qui ne me tient d'aujourd'huy ne d'hier, Mais de long temps plaine d'amaritude,

En contemplant.

mw

e suppliant, qui demande secours.

Aide et confort, privé d'or et monnoye, Prie et requiert que sa complainte on oye. Car par procès sa bource est en decours. De fréquenter et suivre les grans cours Trop âgé est, et plus pesant qu'une oye. Le suppliant.

Faulte d'Argent, en ce temps et ce cours. Luy a osté de ce monde la joye, Et s'il ' ne sçait le chemin ne la voye Où aller doit, ne venir au recours Le suppliant.

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