‹ Œuvres. Nouv. éd., avec une préf. et des notesChapitre 108 sur 138 · Sous-entendu lu, saches · texte numérisé non relu

Sous-entendu lu, saches

i. Mesure de deux boisseaux.

Rondeaux. aài

Par moy vous soyeiit présentez et donnez, Quant au tiers point ' , bon espoir y pourvoye .

Présupposé qu'en riens ne me forvoye, Mais se parler ou mieulx dire sçavoye, Tost mes cinq sens y verres adonnez D'ung franc voulloir.

L'iîomme leal, tant en place qu'en voye, Comme je croy, jamais ne se desvoye, Ne les siens dictz ne sont desraisonnez ; Congneu qu'ilz sont à vous en raison nez, Plus qu'estimer je vous doy et devoye D'ung franc voulloir.

rop asprement nécessité me mai ne sp"! Par povreté, qui conduit mon demaine, ^ ^i Où il n'y a, sans en mentir, que frire, ^-^ Qui est le point qui m'a gardé de rire Avec-les gens, de toute la sepmaine.

Par ce temps froit, or, argent m'ont en haine ; Roupye au nez, la toux, et courte alaine M'ont assailly, par quoy mon corps empire Trop asprement.

Sur moy je n'ay ne sang, ne nerf, ne vaine

I. Il y a là peut-être une allusion à une épigi'amme de Marot :

J'ay en amours trouTé cinq points exprès : Premièrement , il y a du regard , Puis le devis, et le baiser après.

a5'2 RONDEAIJX.

Qui ne s'en sent; puis regret me ramaine Ung tas d'ennuytz; j'en gémis et souspire. Faiilte (l'Argent, le dernier et le pire, Mo raid aussi trembler fièvre quartaine Trop asproment.

ressé je suis de mes debtes payer, Car, tous les jours, au logis de mon hoste, Par devers moy on fait courir ung poste ' Qui comme ung chien ne me cesse abbayer. Ung tel pourchas faict mon cueur effrayer, Allors qu'il est près de moy ou de coste, Pressé je suys.

Or ny argent ne luy sçaurois frayer, Parquoy j'ay peur que mon meuble on ne m'oste; Trop plus léger que d'ung mouton la coste, Si on voulloit par justice essayer, Pressé je suis.

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