I. Qu'il n'est pas temps de taire tes louanges
Épistres. 5J
Que te transmectz, en laquelle n'a tiltre, Comme verras, la tenant et lisant Tant au souleil qu'en la lune luysant, Mot ne demy qui soit à estimer.
Ce néant moins je te veux intimer Que tout tien suis à vendre et à despendre S'il te plaisoit vers moy ta grâce estendre; En priant Dieu, et pour le faire court. Te retenir des plus grans de sa court.
Par le tout tien, délaissant flaterie, A tout jamais R. de Collerye.
AULTRE EPISTRE
envoyée par maistre Jehan de Guirolay à maistre Nicole Berault.
n ensuyvant la parfaicte amytié
Que j'ayen toy, non congneue à mytié ', ^ Ains par trop plus qu'en terre l'ay
[trouvée,
Tant au tien cueur comme au mien esprouvée, Dont besoing n'est t'envoyer ung herault Pour la narrer, mon bon ami Berault, Car ton esprit peult assez concepvoir, Le mien aussi congnoistre et parcevoir
r . Sans doute, à moitié.
Qu'affection constante et amyable.
Est droicte et ferme, et non point variable
Laquelle m'as, non en façon mentale.
Mais hault et cler, me l'as dicte totalle ,
Te suppliant, d'ung désir anobly,
Ne différer, ne ne mettre en oubly
Treshumblement de me recommander
A Monseigneur (de) Sainct Eurate, et mander
Que tu me veulx en sa grâce tenir,
Et ce propos tousjours entretenir,
Qui me sera un plaisir acceptable
D'avoir l'amour d'ung tel seigneur notable;
l'avertissant d'un ennuy bien esgret
Et d'ung courroux, et d'ung dueil et regret,
Que le seigneur je n'ay assocyé',
Dont et dequoy je me suys soucyé
Trop plus beaucoup que ne le puys escripre,
Ne bonnement en ceste epistre inscripre
Considérant qu'il m'eust donné licence*
De présenter la grant magnificence,
Du Sainct Père^, et sa magnanimité.
Et de son train la grant sublimité,
Pareillement les singularitez