‹ Œuvres. Nouv. éd. rev. et annotéeChapitre 142 sur 183 · Compare · texte numérisé non relu

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" j. Ouvroir, lieu oii l'on travaille, officine.

4. Remarquez , dit le poète, qu'il en est de la diplomatie amoureuse, de la coquetterie, de l'art de se faire aimer, comme d'une boutique d'apothicaire : les sentiments les plus contraires, les apparences les plus contradictoires, se trouvent dans le même cœur, sur les mêmes lèvres ; ils constituent le code de la galanterie, comme les drogues les

Droits nouveaux. i j9

La batte ' : « Je vous ayme bien »,

Le couverceau : « Vous me faschez » ;

La fiole : « Vous me plaisez » ,

Et Vescripteau ^ : « Ce n'est que ordure n ;

Le dedans c'est : « J'en pers les piedz5 »,

Et le dessus : « Je n'en ay cure ».

Autour d'une mesme clôture

Il y a roses et espines,

Bien et mal, chaleur et froidure.

Composées de divers mines 4.

Puis y a de vieilles racines 5

Qui ont la vertu de aymant.

Et ne servent , pour médecines,

Sinon à tirer de l'argent.

On peult donc jurer bonnement

Que en amours, en toute façon,

En tous estatz , présentement

Il ne court que déception.

plus opposées constituent ladite boutique. En effet, la femme pense : « Je lui veux complaire », et elle persécute le pauvre galant, en disant : « Vous n'aurez rien », etc.

1 . La batte, c'est ce qui remue le fond du vase ; c'est-àdire qu'au fond du cœur il y a : « Je vous ayme bien », tandis que le couvercle, l'apparence, dit, etc.

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