‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 119 sur 134 · Chansons · texte numérisé non relu

Chansons

Dans le Mercure de 1736 et dans celui de 1737, on trouve jusqu'à huit Chansons anacréontiques, passablement vives, toutes composées, dit le Mercure, •> par une Nymphe de la mer métamorphosée en Berger du pays d'Astrée. » Cinq d'entre elles n'ont pas été réimprimées ; l'une d'elles n'est dédiée à personne; les quatre autres le sont à Mlle P*** ou des P***, qualifiée «nymphe du Lignon», et qui devait être une demoiselle du Forez, dont notre poète s'était plus ou moins épris pendant son séjour dans cetteprovince eni735-i736 ;voici l'indication de ces pièces:

— " Chanson anacréontique » sans dédicace, — dans Merc. 1736, mai, p. 885.

— t Chanson sur le départ de Mi'^ P*** » etc. — Ibid. Juin vol. II, p. 1218.

APPENDICE l5-

— « Chanson anacréontique » etc. « A Mi'<= P*" > etc

— Ibid. Dec. vol. II, p. 2880.

— Autre chanson " à M"e P*'* » — Merc. 1737, février, p. 288

— i< Chanson anacréontique d'une Nymphe de la mer métamorphosée en Berger du pays d'Astrée. A M"= Magdelon P***, nymphe des rives du Lignon, le jour de sa fête. » — Ibid. Août, p. 1681.

— « Chanson à M™» ••*, en lui envoyant un recueil de poésies, le jour de sa fête, » dans Amus. II, p. 226 (1738).

— « Chanson sur l'air : Une simple bergère, » — dans Amus. XIII, p. 161 (1742).

— •■ Chanson. Adieux à M"= deC*'*,de F* le C* [de Fontenai-le-Comte] en Bas-Poitou, 1 — Amus. XIV, p. 234.

— « Air. A Mad. de la V. des Sables-d'Olonne, » — dans i\/erc. 1743, févr. p. 375.

Ces trois dernières chansons se rapportent au séjour de Des Forges en Poitou comme contrôleur du dixième, de novembre 1741 à février 1743. L'avant-dernière est fort enflammée :

Objet de la plus vive flamme.

Ravissant chef-d'œuvre des dieux, Ah ! tout le ciel s'ouvre à mon àme

Dans tes yeux, Et mon cœur, à ton nom, se pâme

En tous lieux !

L'antépénultième, plus calme, débute par un joli couplet :

Fête délicieuse.

D'où la simplicité

Bannit la gravité

Et l'humeur précieuse :

Le bon cœur, en ce lieu,

Est le plat du milieu !

l58 DES KORGES MAILLARD

Page 1