Ibid., 4. — Ms. : Qui hahitahil: suivants dans le teste
distraction amenée par la préoccu- 3. Apolog., n. 21.
pation du futur qui suit. 4. Ps. il, 10.
. 2. Var. : plus forte que toutes les 5. Passage ponctué à faux dans
puissances qui la combattaient. — les précédentes éditions.
Xi ne virgule après /JU!«sowces indique 6. Pa. il, 11.
l'endroit oii il faudrait s'arrêter. 7. Epht. CLXXXV, n. 19. — Ms. :
C'est donc à tort, selon nous, (jne Epist. T, (ordre ancien).
M. Gazier conserve les trois mots 8. Mot oublié dans les éditions.
se rendre les défenseurs de sa foi, les protecteurs de ::^on autorité» les gardiens et les fauteurs de sa discipline.
Sa foi, c'est le dépôt, c'est le grand trésor, c'est le fondement de l'Église. De tous les miracles visibles que Dieu a faits pour cet empire, le plus grand, le plus mémorable, et qui nous doit attacher le plus fortement aux rois qu'il nous a donnés, c'est la pureté de leur foi. Le trône que remplit notre grand monarque est le seul de tout l'univers où, depuis la première conversion, jamais il ne s'est assis que des princes enfants de l'Église. L'attachement de nos rois pour le Saint Siège apostolique semble leur avoir communiqué quelque chose de la fermeté immobile ' de cette première Pierre sur laquelle l'Église est appuyée ; et c'est pourquoi un grand pape, c'est saint Grégoire, a donné dès les premiers siècles cet éloge incomparable à [p. iv] la couronne de France, qu'elle est autant au-dessus des autres couronnes du monde que la dignité royale surpasse les fortunes particulières ". Un si saint homme regardait sans doute plus encore la pureté de la foi que la majesté du trône; mais qu'aurait-il dit, Chrétiens, s'il avait vu durant douze siècles cette suite non interrompue de rois catholiques? S'il a élevé si haut la race de Pharamond, combien aurait-il célébré la postérité de saint Louis ! et s'il en a tant écrit à Childebert, qu'aurait-il dit de Louis Auguste "" ?
Sire, Votre Majesté saura bien soutenir de tout son pouvoir ce sacré dépôt de la foi, le plus précieux et le plus grand qu'elle ait reçu des rois, ses ancêtres. Elle éteindra dans tous ses États les nouvelles partialités''. Et quel serait votre bonheur^, quelle la gloire de vos jours, si vous pouviez encore guérir toutes les blessures anciennes '^ ! Sire, après ces dons extraordinaires que Dieu vous a départis si abondamment, et pour lesquels