‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 288 sur 552 · Éditeurs : de l'Église. Bossuet "la et mayisuetissima · texte numérisé non relu

Éditeurs : de l'Église. Bossuet "la et mayisuetissima

avait remplacé, en surcharge, ce mot 5. Var. : sa mère très auguste,

qui fait redite avec la ligne suivante. 6. Ms. : une éloge.

Celuiqu'il a écrit, probablement «du 7. Var. : leur malice.

Saint Siège », a été depuis recouvert 8. Epist. lib. IX, epist. ILIX.

les protecteurs de la iieniie. Ils régnaient sur les corps par la crainte, et tout au plus sur les cœurs par l'inclination. L/Ëglise leur a ouvert une place plus vénérable: elle les a fait régner dans la conscience. C'est là qu'elle les a fait asseoir dans un trône \ en présence et sous les yeux de Dieu même: quelle merveilleuse dignité! Elle a fait u)i des articles de sa foi " de la sûreté de leur personne sacrée, un devoir ' de sa religion de l'oljéissance qui leur est due. C'est elle qui va arracher jusqu'au fond du cœur, non seulement les premières pensées de rébellion'*, mais encore et les plaintes et les murmures ; et, pour ôter tout prétexte de soulèvement contre les puissances légitimes'', elle a enseigné constamment, et par sa doctrine, et par son exemple, qu'il en faut tout souffrir, jusfju'à l'injustice, par laquelle s'exerce invisiblement la justice même de Dieu.

Après des services si importants, une juste reconnaissance obligeait les princes chrétiens à maintenir l'autorité de l'Église, ciui est celle de Jésus-Christ même. Non, Jésus-Christ ne règne pas °, si son Église n'est autorisée: les monarques pieux l'ont bien reconnu; et leur propre autorité, je l'ose dire, ne leur a pas été plus chère que l'autorité de l'Église. Ils ont fait quelque chose de plus : cette puissance souveraine, cjui doit donner le branle dans les autres choses' [p. vu], n'a pas jugé indigne d'elle de ne faire que seconder dans toutes les affaires ecclésiastiques ^ ; et un roi de France empereur n'a pas cru se rabaisser trop, lorsqu'il écrit aux prélats qu'il les assure de son appui ^ dans les fonctions de leur ministère, « afin, dit ce grand roi, que notre puissance royale servant, comme il est convenable, à ce que demande votre autorité, vous puissiez exécuter vos décrets : Vt nostro auxilio siifidtî, quod vestra auctori-

1. Var. : qu'elle leur a donné un 5. Var. : contre les princes. troue. t). Il s'agit évidemment dn rèçne

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