‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 295 sur 552 · Var. : iiniuuablo. très corrections faites au (;rayoti · texte numérisé non relu

Var. : iiniuuablo. très corrections faites au (;rayoti

2. Var. : rraffermir. — La sur- Elles pourraient liien être do ré[)0eharge, écrite an crayon, est de la que de Meaux.

main de Bossuet, et paraît d'une 3. Hcbr., i.x, 10, 17.

époque plus récente, comme les au-

ses veines épuisées, afin qu'il nous pût dire aujourd'hui: Ce sang, que vous voyez répandu pour la rémission des péchés, c^cst le sang du Nouveau Testament ^, qui est rendu immuable par ma mort cruelle et ignominieuse : Hic est... sangui.'i meus...

Que si vous me demandez pourquoi ce Fils bien-aimé avait reçu d'en haut cette loi si dure, de ne pouvoir disposer d'aucun de ses biens que sous une condition si onéreuse, je vous répondrai, en un mot, que nos péchés l'exigeaient ainsi. Oui, Jésus eût bien pu donner, mais nous n'étions pas capables de rien recevoir; notre crime nous rendait infâmes et entièrement incapables de recevoir aucun bien : car les lois ne permettent pas de disposer de ses biens en faveur des criminels condamnés, tels que nous étions par une juste sentence. Il fallait donc auparavant expier nos crimes : c'est pourquoi le charitable Jésus, voulant nous donner ses biens qui nous enrichissent, il nous donne auparavant son sang qui nous lave, afin qu'étant purifiés, nous fussions capables de recevoir le don qu'il nous a fait de tous ses trésors. Allez donc, ô mon cher Sauveur, allez au jardin des Olives, allez en la maison de Caïphe, allez au prétoire de Pilate, allez enfin au Calvaire, et répandez partout avec abondance ce sang du Nouveau Testament, par lequel nos crimes sont expiés et entièrement abolis.

C'est ici qu'il faut commencer à contempler Jésus- Christ dans sa Passion douloureuse, et à voir couler ce sang précieux de la nouvelle alliance, par letjuel nous avons été rachetés. Et ce qui se présente d'abord à mes yeux, c'est que ce divin sang coule de lui-même dans le jardin des Olives; les habits de mon Sauveur sont percés et la terre toute humectée de cette sanglante sueur (jui ruisselle du corps fie Jésus. O Dieu! quel est ce spectacle qui étonne toute la nature humaine ? oi* plutôt quel est ce mystère qui nettoie et qui sanctifie la nature humaine? Je vous prie de le bien entendre.

N'est-ce pas que notre Sauveur savait (|iie notre salut était dans son sang, et que, jiressé d'une ardeur ini-

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