PANÉGYRIQUE DE SAINIE CATHERINE
à Suint-Xicolas-du-Churdonnet, 25 novembre 1663,
Se reporter, pour l'ensemble du discours, à l'année 1G60 (tome 111, p. 548) ; et s'attacher principalement aux variantes signalées comme se rapportant au second recensement. Elles sont indiquées par un astérisque. Si, en rassemblant ces fragments épars, il avait été possible de former un tout à peu près suivi, nous aurions réservé pour la date à laquelle nous voici parvenus l'esquisse reconstituée. Malheureusement on n'y saurait prétendre, en l'absence du manuscrit. Ce remaniement, sous forme de Méditation, était destiné à un séminaire. C'était, à n'en pas douter, un de ces Entretiens pour la bo^irse cléricale, dont parlent les Mémoires de l'abbé I>edieu, et cjue notre orateur fit « plusieurs semaines de suite, » tant en faveur de l'établissement de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qu'en faveur « du Séminaire des Trente-Trois, établi vers ce temps à l'hôtel d'Albiac i.» C'est ce qui apparaît dans cette péroraison, la seule des notes de Deforis qui nous ait paru pouvoir se détacher et se lire à part.
Péroraison
C'est pour ce négoce céleste que cette maison est établie. On leur apprend la science, non pour retentir dans un barreau : c'est la science ecclésiastique destinée pour négocier le salut des âmes. C'est pourquoi on les choisit dès cet âge tendre, pour jirévenir le cours de la corruption du siècle et donner, s'il «e peut, aux autels des ministres innocents. O innocence, que tu aurais de vertu dans les fonctions sacerdotales, que de bénédictions et de grâces ! Mais où te trouvera-t-on sur la terre ? On travaille du moins en cette maison à te conserver des vaisseaux sans tache. C'a toujours été l'esprit de TËglise: « On les doit retenir sous la discipline ; les instruire par la doctrine ecclésiastique, ut ecclesiastich utilitatibus pareant^. » Quelles sont ces utilités ecclésiastiques ? Ce n'est pas d'augmenter les fermes, ni d'accroître le