‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 409 sur 552 · I. Var. : pour ivpaudre duiis tous 2. Var. : à .-ej faveurs · texte numérisé non relu

I. Var. : pour ivpaudre duiis tous 2. Var. : à .-ej faveurs

les cœurs le mépris d'i moud<\ pour :!. Var. : détrompé,

en prévenir la contagion qui... 4. Yar. : il a heureusement résisté.

Premier Point.

Quoique les lionimes soient partagés en tant de conditions différentes, toutefois, selon l'Écriture, il n'y a que deux genres d'hommes, dont les uns composent le monde, et les autres la société des enfants de Dieu. Cette solennelle division est venue, dit saint Augustin % de ce que l'homme n'a c^ue deux parties principales : la partie animale " et la raisonnable; et c'est par là c^ue nous distinguons deux espèces d'hommes, parce que les uns suivent la chair, et les autres sont gouvernés par l'esprit. Ces deux races d'hommes ont paru d'abord en figure, dès l'origine des siècles, en la personne et dans la famille de Caïn et de Setli: les enfants de celui-ci étant toujours appelés les enfants de Dieu, et au contraire ceux de Caïn étant nommés constamment les enfants des hommes ; afin que nous distinguions qu'il y en a qui vivent comme nés de Dieu selon les mouvements de l'esprit, et les autres comme nés des hommes selon les inclinations de la nature.

De là, ces deux cités renommées, dont il est parlé si souvent dans les saintes Lettres : Babylone, charnelle et terrestre^, Jérusalem, divine et spirituelle; dont l'une est posée sur les fleuves, c'est-à-dire dans une éternelle agitation : Stipcr aquas multas, dit l'Apocalypse'*; ce ((ui a fait dire au Psalmiste : Assis sur les fleuves de Babylone ^ ; et l'autre est bâtie sur une montagne, c'est-à-dire dans une consistance immuable. C'est ])our- (juoi le même a chanté : « Celui qui se confie en Dieu est comme la montagne de Sion ; celui qui habite en Jérusalem ne sera jamais ébranlé : Qui eoufidunt in Domino sicut nions Sion''.., )> Or, encore que ces deux cités soient mêlées de-corps, elles sont, dit saint Augustin ^, infiniment éloignées d'esprit et de mœurs. Ce qui nous est encore représenté dès le conmiencement des choses, en ce que les enfants de Dieu s'était alliés par les mariages avec la race des hommes, ayant trouvé, dit

Page 1