Hebr., vi, 6. 9. Anciennes édit. : et notre ambi
3. G-andar : que vous ne combat- tion et notre orgueil, qui montent tez que pour la vérité sainte. — Cette toujours, contrarient (lisez ; contrefaute palpable, qui provient sans disent) autant qu'ils peuvent les doute d'une inadvertance, ou d'un anéantissements de ce Dieu-Homme accident survenu à l'impr-ession, est et la sublime bassesse de sa croix et reproduite religieusement dans tou- de ses souffrances. — Première rétes les éditions plus récentes (chez daction effacée. On aurait dû voir, Guérin, 1870 : chez Grarnier, 1873; remarque fort bien Gandar, «que chez Briday, 1877). l'orateur a fait entrer la substance
4. Anciennes édit. : et ils le re- de ce passage dans les corrections nient... de la phrase précédente. )) L'erreur
5. Tit., I, 16. sur l'interprétation des passages (î. Je [ne] crains donc point de soulignés, à l'époque où nous som-
vous dire. — Par conséquent, Mes- mes parvenus, en engendrait une
sieurs, nos aversions .. — Ancien- autre : préférer les variantes au
nés édit. : Nos aversions implacables texte définitif, sous peine de se jeter
et nos haines cruelles. (Quatre mots dans les redites, effacés).
rôles et fait bien voir, comme disait Salvien, « que £p. 9] nous ne sommes chrétiens qu'à la honte de Jésus- Christ » et de son saint Évangile : Chrîstiani ad contiimeliam Christi^. »
Que s'il est ainsi. Chrétiens, si nous combattons par nos œuvres la sainte vérité de Dieu, qui ne voit combien il est juste qu'elle nous combatte aussi à son tour, et qu'elle s'arme contre nous de toutes ses lumières pour nous confondre, de toute son autorité pour nous condamner, de toute sa puissance pour nous perdre ? Il est juste et très juste que Dieu éloigne de lui ceux qui le fuient, et qu'il repousse^ ceux qui le rejettent. C'est pourquoi, comme nous lui disons tous les jours: Retirez-vous de nous. Seigneur, « nous ne voulons point [connaître] vos voies. Scientiam viariim tuarum noluimis ^, » il nous dira à son tour : Retirez-vous de moi, maudits ^, et : Je ne vous connais pas ^ . Et après que sa vérité aura prononcé de toute sa force cet anathème, cette exécration, cette excommunication éternelle, en un mot, ce « Discedite, Retirez-vous,» où iront-ils, ces malheureux, ennemis de la vérité et exilés de la vie ? où, étant chassés du souverain bien, sinon au souverain mal ? où, en perdant l'éternelle bénédiction, sinon à la malédiction éternelle ? où, éloignés du séjour de paix et de tranquillité immuable, sinon au lieu [p. 10] d'horreur, de désespoir et de grincement de dents : là sera le trouble, là le ver rongeur ; là enfin seront les pleurs éternels et les flammes dévorantes : Ihi erit fletus et stridor dentium ^ ? O ! mes Frères, qu'il sera horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant, quand il entreprendra de venger sur nous sa vérité outragée plus encore par nos œuvres que par nos paroles ^ ! Je tremble en disant ces choses : et certes quand ce serait un ange du ciel qui dénoncerait aux mortels ces terribles jugements de Dieu, le sentiment de compassion le ferait trembler
1. De Guhernat. Z)e?,lib. YIII, n.2. note on commeune addition. — Ms. : ad opprohrium Christi. 4. Matth.. XX Y, 41.
2. Anciennes édit. : repousse vio- 5. Luc, xiil.27. lemment. — Effacé. 6. Matth , xiii. 42.
3. Job, XXT, 14. — Le texte latin 7. Neuf mots ajoutés dans l'interest écrit en niarpe. Rien n'indique ligne, soit au dernier moment, soit ■si on doit le considérer comme une même après 1666.
pour les autres ; maintenant que j 'ai à craindre pour vous et pour moi, quel doit être mon étonnement, et combien dois-je être saisi de frayeur ?
Cessons donc, cessons, Chrétiens, de nous opposer à la vérité de Dieu ; n'irritons pas contre nous une ennemie si redoutable ; réconcilions-nous bientôt avec elle, en composant notre vie selon ses préceptes ^, a de peur, dit le Fils de Dieu, cfiie cet adversaire implacable ne vous ^ mène devant le juge, et que le juge ne vous livre à V exécuteur , qui vous jettera ^ dans un cachot. Je vous [le] dis y en vérité: [p. 11] vous 7\e sortirez point de cette prison jusqu^h ce que vous ayez payé, jusqu^à [la dernière'\ obole \ tout ce que vous devez à Dieu et à sa justice : Amen dico tibi, non eocies înde donec reddas novissimum quadrantem ". » Ainsi accommodons-nous, pendant C[u'il est temps, avec ce redoutable adversaire ; réconcilions-nous, faisons notre paix avec la vérité, que nous haïssons^ injustement. « Elle n'est pas éloignée de nous: Non longe est ah unoquoque nostrum \ » Elle est au fond de nos cœurs ; c'est là où nous la pouvons embrasser, et quand vous l'en auriez tout à fait chassée, vous pouvez l'y rappeler ^ aisément, si vous vous rendez attentifs à ma seconde partie.
Second Point.
C'est ° un effet admirable de la providence divine, que toutes les créatures, tant vivantes qu'inanimées, portent leur loi en elles-mêmes. Et le ciel, et les astres, et les éléments, et les plantes, et les animaux, et enfin toutes les parties de ce grand monde ont reçu leurs lois
\. Var. : règles. c'est change", sinon Je sens, du
2. Édit. • nous. — (( C'est ainsi que moins le mouven^ent de cette phrase. Bossuet avait d'abord écrit, selon ô. Matth., y, 25, 26.
sa coutume de prendre sa part des 6. Ms. : baissons.
conseils et des reproches qu'il a- 7. Act., x vu, 27. (Le texte porte:
dresse à ses auditeurs. Mais ila cor- quamv'u non loyige sit...)
rigé... On voit pourquoi : c'est qu'il 8. Ms. : rappeller.
fait parler Jésus-Christ.» (Gaiidar). 9. Ce début du second point était