‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 350 sur 532 · T. IV, p. 519 et suiv. (( Comme le nom de Jésus enferme · texte numérisé non relu

T. IV, p. 519 et suiv. (( Comme le nom de Jésus enferme

3. L'exposé du sujet est repris du toute la grâce du christianisme, il ne sermon de 1668, sauf les trente pre- faut pas, s'étonner si Dieu, en impomiers mots, écrits en marge (f° 311). sant ce nom {var. : en l'imposant) à Il y a aussi quelques suppressions. son Fils, prend un soin si particulier — Autre début : (( Pour expliquera de nous en donner l'explication, et fond le mystère de ce salut qui nous s'il nous marque précisément qu'il est donné en Jésus-Christ, je ne est Jésus et sauyg.ur. parce qu'il sautrouve rien... » — Bien que cette ve son peuple de la tyrannie du pérédaction se lise au-dessous de celle ché. — Or pour exphquer.„ »

que nous donnons dans le texte, elle 4. Var. : d'expliquer à ^ond. — Ces

a été écrite la première, croyons- derniers mots effacés.

donné en Notre-Sei^neur., je ne vois rien de plus convenable que de vous proposer aussi nettement que mes forces le j^ourront permettre une excellente doctrine de saint Aufî^ustin dans le IT livre du IF ouvrage contre Julien ; où ce grand homme remar<jue que cette délivrance de tous nos péchés a trois parties principales et essentielles. Car, expliquant ces paroles de saint Jean- Baptiste : Voici V Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde, il enseigne que le Fils de Dieu ôte en effet les péchés, et parce qu'il remet ceux qu'on a commis, et parce qu'il nous aide pour n'en plus commettre, et parce que, par plusieurs périls et par plusieurs exercices, il nous mène enfin à la vie heureuse, où nous ne pouvons plus tomber sous leur tyrannie ^ : Tollit autem et dimittendo quœ facta sunt, et adjuvando ne fiant, et perducendo ad vitam uhi fieri omnîno non possint ^ .

Et certes, quand nous abandonnons au péché notre liberté égarée, il a sa tache qui nous déshonore, et sa peine qui nous poursuit. Et quand il nous a été pardonné par la grâce du saint baptême et par les clefs de l'Église, il a encore ses appas trompeurs et ses attraits qui nous tentent : Unusquisque tentatur a concupiscentia sua^. Et dans la plus grande vigueur de la résistance, voire même dans l'honneur [de] la victoire ^, si nous vivons sans péché, nous ne vivons pas sans péril, ayant toujours en nous-mêmes cette déplorable facilité et cette liberté malheureuse de céder à notre ennemi. Ainsi le divin Jésus, pour être notre Jésus, et remplir toute l'étendue d'un nom si saint et si glorieux, doit nous délivrer par sa grâce premièrement du mal du péché, secondement de l'attrait, troisièmement du péril. C'est ce qu'il commence " en cette vie et qu'il achève dans la vie future. Il ôte le mal du péché par la grâce qui nous pardonne ; il en réprime ^ en nous l'at-

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