Ce troisième point nous man- Germain
que. ô. Var. : et avec lui, ô douleur, les
4. Fos 339-340. Quatre petites pa- profanes divertissements...
ges, I, K, L, M. Outre les surcharges »î. Ms. : mouvements alternatif, contemporaines de la première ré- 7. A Noël, Bossuet condamnera ce daction, qui se liront ici, ces pages tour, et dira : «* n'altèrent pas beauen ont reçu d'autres à Noël 1669. coup plus un tempérament que... ») Ces remaniements, additions, ratu-
O Dieu ! pouvons-nous penser que, parmi tous ces changements et toutes les joies sensuelles, nous puissions jamais conserver en nous une seule goutte de la joie du ciel ? Les autres joies se peuvent mêler ; la variété et le mélange en font même l'assaisonnement : mais cette joie dont je parle est sévère, chaste, sérieuse, solitaire et incompatible ; le moindre mélange la corrompt, et elle perd tout son goût, si elle n'est goûtée toute seule. Ne me dites donc pas : Je ne fais rien d'illicite, etc. Vous perdez tout dès là seulement que vous vous abandonnez à la joie mondaine. Ce n'est pas une vie chrétienne. Est-ce en vain que Jésus a dit : Malheur à vous qui riez ^, et encore : Malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation ^ ? Lès richesses ne sont pas mauvaises ; mais employer les richesses pour ne vivre que dans les plaisirs ^ et dans les délices, pendant que les pauvres, etc.. Que reproche Abraham au mauvais riche ? Ses rapines, ses concussions ? Recepisti hona *... N'y a-t-il donc que des excès dans l'Évangile ? Jésus- Christ n'a-t-il parlé qu'en exagérant ? Ne faut-il rien entendre à la lettre ? ou faudra-t-il forcer toutes les paroles, faire violence à tous les préceptes en faveur de vos passions et pour leur trouver des excuses ? Non, non, l'Évangile ne le souifre pas. Mais je ne veux plus appeler que votre propre conscience : voulez-vous passer parmi ces plaisirs la dernière année de votre vie ? A cette heure si inespérée ^, quand Jésus viendra frapl^er à la porte, voulez-vous qu'il vous trouve ainsi occupés ? Quelle illusion, que, penchant toujours à la mort et plutôt mourants que vivants, nous ne pouvons imprimer en nous les sentiments que la mort inspire !
Peut-être que cette année nous sera funeste^ . O Dieu , détournez le coup ! Combien menacés ! Je veux bien ne pas craindre encore l'irrégularité des saisons, les fléaux