partie. — Note marginale : détours 5. -Scorjo., n
intinis. 6. Aucune^ quelque.
Second Point ^
[P. i] Grâces à la miséricorde divine, ceux qui disputent tous les jours témérairement de la vérité de la foi ne contestent pas au christianisme la règle des mœurs, et ils demeurent d'accord de la pureté et de la perfection de notre morale. Mais certes ces deux grâces sont inséparables ". Il ne faut point deux soleils non plus dans la religion que dans la nature ; et quiconque nous est envoyé ^ pour nous éclairer dans les mœurs, le même nous donnera la connaissance certaine des choses divines, qui sont le fondement nécessaire de la bonne vie ^. Disons donc que le Fils de Dieu nous montre beaucoup mieux sa divinité en dirigeant sans erreur la vie humaine, qu'il n'a fait en redressant ^ les boiteux et faisant marcher les estropiés. Celui-là doit être plus qu'homme, qui, à travers de ^ tant de coutumes et de tant d'erreurs, de tant de passions compliq4iées et de tant de fantaisies bizarres, a su démêler au juste et fixer précisément la règle des mœurs. Réformer ainsi le genre humain, c'est donner à l'homme la vie raisonnable; c'est une seconde création, plus noble en quelque façon que la première. Quiconque sera le chef de cette réformation salutaire ^ doit avoir à son secours la même sagesse qui a formé l'homme ^ la première fois. Enfin c'est un ouvrage si grand, que si Dieu ne l'avait pas fait, lui-même l'envierait ^ à son auteur.
[P. Il] Aussi la philosophie l'a-t-elle tenté vainement. Je sais qu'elle a conservé de belles règles et qu'elle a sauvé de beaux restes du débris des connais-
1. Le texte de Salvien : Mavult 5. Yar.: qu'en redressant (1665)> quilibet improbus.... qu'on lira plus — La correction est du remaniement loin, est noté ici à l'avance. de 16fi8.