‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 499 sur 532 · Yar.: l'assaisonnement. (ler jan- che · texte numérisé non relu

Yar.: l'assaisonnement. (ler jan- che

vier). 10. Luc, xvi, 2.").

5. Première rédaction (1er jan- 11. Ici encore la rédaction de Noël vier) : Ne me dites donc pas : je ne complète heureusement celle du fais rien d'illicite, etc. Yous per- 1er janvier.

l'Évangile? Jésus-Christ n'a-t-il parlé qu'en exagérant? Ne faut-il rien [p. Z] entendre à la lettre ? ou faudra-t-il forcer toutes les paroles, faire violence à tous les préceptes en faveur de vos passions et pour leur trouver des excuses ? Non, non, l'Évangile ne le souffre pas. Mais je ne veux plus appeler que votre propre conscience. Voulez-vous passer parmi ces plaisirs la dernière année de votre vie ? A cette heure si inespérée ^, quand Jésus viendra frapper à la porte, voulez- vous qu'il vous trouve ainsi occupés ? Quelle folie ^, quelle illusion, que, penchants toujours à la mort, et plutôt mourants que vivants, nous ne pouvons imprimer en nous les sentiments que la mort inspire !

Peut-être que cette année nous sera funeste. Je ne veux point ^ faire de mauvais présages. Il y a dans cet auditoire des têtes trop précieuses, dont nous souhaitons prolonger les jours, et même, sans hésiter, aux dépens des nôtres. Je ne consulte point les astres ni leurs fabuleuses influences ^. Des chrétiens s'amuser à ces rêveries criminelle [s], et attendre leur bonne fortune d'une autre source que de [p. m] la divine Providence ! Loin de nous ces prédictions ! Je trouve tous les mauvais pronostics dans vos consciences, dans votre ^ vie licencieuse et toute profane. J'ai peur que Dieu ne se lasse de supporter vos ingratitudes. Que ne vous éveillez-vous donc, et que ne pensez-vous à votre salut ^ ? Si vous pleuriez de bonne foi vos péchés, si vous pouviez vous déprendre de ces plaisirs dégoûtants ^, de ces ennuyeuses délices dont vous devriez déjà être rassasiés, dont les sages espèrent toujours revenir, mais

1. Yar.: tant chantée et si peu Saint- G-ermain, Bossuet avait fait attendue. — Le premier participe justice de ces «rêveries criminelles » €st effacé (1^'^ janvier). d'une astrologie superstitieuse.

2. Deux mots ajoutés à Noël. 5. Il est souvent difficile de dis-

3. Développements nouveaux. Il cerner dans les manuscrits les lets'agit, on le comprend, de la famille très n et v (u), surtout au commenroyale. A. Floquet se trompe totale- cernent des mots. On petit douter ment, quand il entend ceci de Condé pour « nos consciences, )^ et (( vos et de ses amis. Mais les anciens ingratitudes ; » mais a votre vie... » éditeurs introduisaient le tout dans est bien à la seconde personne.

le sermon de la Circoncision, 1668 : 6. Cette phrase, tracée à la san-

c'est ce qui l'avait induit en erreur. guine, remonte peut-être au 1er jan-

4. Déjà, dans la péroraison du vier précédent, sermon d'ouverture du Carême de 7. Var. : fatigants.

Dieu n'en donne pas toujours le temps ou la grâce ^ : par la vérité de celui dont j'annonce la parole, de ce mépris des plaisirs et des joies mondaines naîtra un autre plaisir, plaisir sublime qui naît, non du trouble de l'âme, etc. Une goutte rassasiera votre cœur; mais cette goutte croîtra toujours ; et enfin elle vous fera posséder l'océan tout entier et l'abîme infini de félicité, que je vous souhaite [au nom du] Père, [du] Fils, et [du] Saint-Esprit.

1. A Noël 1669, Bossuet écrit plusieurs de celles qui précèdent, seulerûent cette première partie de par un emprunt à la rédaction du la phrase : elle s'achève, comme 1*^'^ janvier.

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