Job, XXI, 26. caim.) — Le texte de l'auteur cité
2. Il faudra agrandir les caveaux porte : Caducée (carnis) in origipour placer Marie-Thérèse (1683^. nem...,.ei de isto quoque nomine
3. En note marginale: Cadit in periturœ . {Ci. sermon sur la Mort ^ originemterram^ et cadaveris nomen. t. IV, p. 268 ; et ci-dessus, p. 476.) ex isto quoque nomine peritura^ in 4. En note : Notas 7nihi fecistinulluvi indejamnomen^ in omnisjam vias vitœ. (Ps. XY, 11.)
vocabidi '/«or^e??i.(Tertull., deResurr.
dans le tombeau ; la mort, qui semblait tout détruire, a tout établi : voici le secret de l'Ecclésiaste, que je vous avais marqué dès le commencement de ce discours, et dont il faut maintenant découvrir le fond.
Il faut donc penser. Chrétiens, qu'outre le rapport que nous avons du côté du corps avec la nature changeante et mortelle, nous avons d'un autre côté un rapport intime et une secrète affinité avec Dieu, parce que Dieu même a mis quelque chose en nous, qui peut confesser la vérité de son être, en adorer la perfection, en admirer la plénitude ; quelque chose qui peut se soumettre à sa souveraine puissance, s'abandonner à sa haute et incompréhensible sagesse, se confier en sa bonté, craindre sa justice, espérer son éternité. De ce côté, Messieurs, si l'homme croit avoir en lui de l'élévation, il ne se trompera pas. Car, comme il est nécessaire que chaque chose soit réunie à son principe, et que c'est pour cette raison, dit l'Ecclésiaste, que le corps retourne à la terre, dont il a été tiré ^ ; il faut, par la suite du même raisonnement, que ce qui porte en nous la marque divine, ce qui est capable de s'unir à Dieu, y soit aussi rappelé. Or, ce qui doit retourner à Dieu, qui est la grandeur primitive et essentielle, n'est-il pas grand et élevé ? C'est pourquoi, quand je vous ai dit que la grandeur et la gloire n'étaient parmi nous que des noms pompeux, vides de sens et de choses, je regardais le mauvais usage que nous faisons de ces termes. Mais, pour dire la vérité dans toute son étendue, ce n'est ni l'erreur ni la vanité qui ont inventé ces noms magnifiques ; au contraire, nous ne les aurions jamais trouvés, si nous n'en avions porté le fonds en nous-mêmes : car où prendre ces nobles idées dans le néant ? La faute que nous faisons n'est donc pas de nous être servis de ces noms ; c'est de les avoir appliqués à des objets trop indignes. Saint Chrysostome a bien compris cette vérité, quand il a dit : Gloire, richesses, noblesse, puissance, pour les hommes du monde ne sont que des noms; pour nous, si nous sei-vons Dieu, ce sc-
1. En note : Rcvertatur piilpis ad 7). — Spiritus reâeat ad Deuni^ qui terram suam, unde erat. (Eccl. Xll, dédit ilbnn. (Ibid.)
ront des choses. Au contraii'e, la pauvreté, la honte, la mort, sont des choses trop effectives et trop réelles pour eux; pour nous, ce sont seulement des no7ns^ ; parce que celui qui s'attache à Dieu ne perd ni ses biens, ni son honneur, ni sa vie. Ne vous étonnez donc pas si l'Ecclésiaste dit si souvent : Tout est vanité. IJ s'explique : tout est vanité sous le soleil ^, c'est-à-dire tout ce qui est mesuré par les années, tout ce qui est emporté par la rapidité du temps. Sortez du temps et du changement, aspirez à l'éternité : la vanité ne vous tiendra plus asservis. Ne vous étonnez pas si le même Ecclésiaste " méprise tout en nous, jusqu'à la sagesse, et ne trouve rien de meilleur que de goûter en repos le fruit de son travail. I^a sagesse dont il parie en ce lieu est cette sagesse insensée, ingénieuse à se tourmenter, habile à se tromper elle-même, qui se corrompt dans le présent, qui s'égare dans l'avenir ; qui, par beaucoup de raisonnements et de grands efforts, ne fait que se consumer inutilement en amassant des choses que le vent emporte. Hé ! s'écrie ce sage roi, y a-t-il rien de si vain ^ ? Et n 'a-t-il pas raison de préférer la simplicité d'une vie particulière, qui goûte doucement et innocemment ce peu de biens que la nature nous donne, aux soucis et aux chagrins des avares, aux songes inquiets des ambitieux ? Mais cela même, dit-il, ce repos, cette douceur de la vie, est encore une vanité'', parce que la mort trouble et emporte tout. Laissons-lui donc mépriser tous les états de cette vie, puisque enfin de quelque côté qu'on s'y tourne, on voit toujours la mort en face, qui couvre de ténèbres tous nos plus beaux jours. Laissons-lui égaler le fol et le sage ; et même je ne craindrai pas de le dire hautement en cette chaire, laissons-lui confondre l'homme avec la bête : Unus interitus est hominis et jumentoru7n ^. En effet, jusqu'à ce que nous ayons trouvé la véritable sagesse, tant que nous regarderons l'homme par les yeux du corps, sans
1. Homil. LVill (al. Lix) in quidquam tam vanum? (Eccl.,11,19.) Mattli.^ n. 5. 5. En note : Vidï quod hoc quoque
2. Eccl., I, 2, 14 ; m, 11. (Pre- esset vanitas. (Ibid., li, 1... ; xi, 8, mières édit.: i, 2, 14 ; ii, 2, 17.) 10.)