J'^tir. les dernières extrémités
■l'KIl ICATION. FRAGMENT.
Fils à Dieu, ciu'c'lle se dédie elle-même à sa majesté, servons-nous d'une occasion si favorable ; et renouvelant tout cr. i\ur nous avons jamais fait de bonnes résolutions, dévouons-nous pour toujours au service de Dieu notre Père. Mais je ne m'aperçois" pas que ce discours est trop long, et que je dois quelques paroles d'exhortation à ceux qui, invités par la solennité de demain, désirent participer à nos redoutables mystères.
Chrétiens, si vous désirez... ( l 'oj'. la S2iilc au 2 février,
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C'est le premier sermon de Bossuet prêtre. Il avait été ordonné quinze jours auparavant (samedi de la Passion, i6 mars. — Cf. Lettre à la sœur Cornumi, du 4 août 1692). Ecrit et prononcé encore à Navarre, oia l'on prêchait la veille des fêtes. Du reste, comme dans le discours précédent, le jeune orateur se préoccupe surtout de la partie laïque de son auditoire.
Sommaire : (-) C/iristus restirgens. Samedi-Saint.
[i^"* Point.] Pourquoi la conversion est appelée mort : pour trois raisons: i*" d'une propriété du péché, 2"" de la qualité du remède, 3" regarde l'instruction du pécheur (p. 6).
1. Le péché vient par l'origine, donc doit être détruit par une espèce de mort (p. 8, 9). — État de l'homme aussitôt après le péché : la honte jusqu'alors inconnue fut la première de ses passions qui lui décela la conspiration de toutes les autres : N'ihil priniiun sensit quam enibescenduin. TertuU., <r/^ Virg. veL, 10 (leg. 11). — (p. 7).
2. Péché ne peut être guéri que par la mort du Sauveur et notre configuration avec sa mort (p. 10, i r, 12). Image de mort en nous, conformément à Jf^sus-CiiKlsT Tp. 14).
3. La conversion n'est pas un changement superficiel, c'est une mort (p. 16, 17, 18, 19). — Réjouissance charnelle des chrétiens à Pâques (p. 20, 21).
[2'^ Point.] Dieu est notre vie (p. 24, 25). — Eucharistie (p. 26, 27).
Christiis resnrgeits ex inortuis jam non nioritnr^ mors il li ultra non donii- 7iabitur : qttod eni'm mortuus est peccato, mortuus est semel ; quod autem vivit^ vivit Deo. (Rom., vi, 9 et 10.)
QUAND je vois(') ces riches tombeaux sous lesquels les grands de la terre semblent vouloir cacher la honte *^^^ de leur pourriture, je ne puis assez m'étonner d(^ l'extrême folie des hommes qui ériore (') d(^ si mao-nifuiucs
1. Mss. 12824, f. 4-25, excepté la f. 5, qui appartient au sermon de PAciucs 1654. In-4'^ sans marge ; pagine à r(5po([ue des sommaires (1662.)