É(ù'/. avec un soin
5. ïùù'/. une influence toute divine de grâce et de sagesse...
voulons reconnaître en (') quelle estime nous devons avoir les choses qui se présentent à nous, nous n'avons qu'à considérer le choix ou le mépris qu'en a fait le Sauveur Jésus pendant qu'il a vécu sur la terre. Comme il est la Parole substantielle du Père, toutes ses actions parlent et toutes ses œuvres instruisent.
On nous a toujours fait entendre que la meilleure façon d'enseigner, c'est de faire. L'action, en effet, a je ne sais quoi de plus vif et de plus pressant que les paroles les plus éloquentes. C'est aussi pour cela que le Fils de Dieu, ce divin Précepteur que Dieu nous a envoyé du ciel, a choisi cette noble manière de nous enseigner par ses actions ; et cette instruction est d'autant plus persuasive et plus forte, qu'étant réglée (^) par la sagesse même de Dieu, nous sommes assurés qu'il ne peut manquer. Bonté incroyable de notre Dieu ! Voyant que nous étions contraints d'aller puiser en divers endroits les ondes salutaires de la vérité, non sans un grand travail et un péril éminent de nous égarer dans une recherche si difficile, il nous a proposé son cher Fils, dans lequel il a ramassé toutes les vérités qui nous sont utiles, comme dans un saint et mystérieux abrégé ; et, ayant pitié de nos ignorances et de nos irrésolutions, il a tellement dispose sa vie, que par elle toutes les choses nécessaires pour la conduite des mœurs sont très évidemment décidées : d'où vient que l'apôtre saint Paul nous assure « qu'en Jésus- Christ sont cachés tous les trésors de la science et de la sagesse ("). » C'est pourquoi, dit le même saint Paul ('), je ne cherche pas la bonne doctrine dans les écrits curieux ni dans les raisonnements incertains des philosophes et des orateurs enflés de leur vaine éloquence; seulement j'étudie le Sauveur Jésus, et en lui je vois toutes choses. De cette sorte, fidèles, Jésus n'est pas seulement notre Maître, mais il est encore l'objet de nos connaissances : il n'est pas seulement la lumière qui nous guide à la vérité, mais il est lui-même la Vérité dont nous désirons la science ; et c'est pourquoi
a. Cû/oss., II, 3. — ^. I Cor., 11, i et seq.