Var. nos richesses
DE LA QUINQUAGÉSIME. 249
et non humiliés, châtiés et non convertis. Pharaon endurcit son cœur sous les coups redoublés de la(^) justice ; la mer l'engloutit dans ses abîmes.
O Dieu ! que nous recevons mal les afflictions ! Nous sentons la peine du péché, et nous n'en fuyons pas {") la malice. Notre faiblesse gémit sous les fléaux de Dieu, et notre cœur endurci ne se change pas. « Quand il appuie sa main, nous promettons de nous convertir ; s'il retire son glaive, nos promesses s'évanouissent; s'il frappe, nous crions qu'il nous pardonne ; s'il pardonne, nous le contraignons de redoubler ses coups (^) : » Si feriat, claynarnus ut pa^'cat ; si pareil, iterurn provocarmis ut feriat ("). L'impatience nous emporte, s'il tarde à nous secourir ; nous redevenons insolents, s'il est prompt et facile à se relâcher. Sous les coups, nous reconnaissons la justice qui nous châtie, et après nous oublions la bonté qui nous épargne. Quand nous sommes pressés par la maladie, nous demandons du temps pour nous convertir : si Dieu nous rend la santé, nous nous moquons, nous abusons de la patience (^) qui nous attend (^).
Vous, qui n'avez que Dieu pour témoin; vous, qui êtes à la croix avec Jésus-Christ, non comme le voleur qui blasphème, mais comme le pénitent qui se convertit ; n'irritez pas (^) Dieu par vos murmures, n'aigrissez pas vos maux
a. Ex Miss. Gallic, t. II, Annal. Eccl. Franc, p. 505. (Note du manuscrit.)
1. On lirait plutôt sa^ si le sens le permettait. C'est apparemment une lettre mal formée.