‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 100 sur 175 · A MADAME · texte numérisé non relu

A MADAME

Naples, le 3 septembre 1807.

Vous devriez songer, madame, à ce que je vous ai dit hier, et vous souvenir un peu de moi. Je veux que la chose en ellemême vous soit indifférente; mais le plair de faire plaisir,

n'est-ce donc rien? Entre nous, allons, j'y consens Cela

ne vous fait ni chaud ni froid, ni bien ni mal; belle raison pour dire non, quand on vous prie. Fi ! n'avez-vous point de honte de vous faire demander deux fois des choses qui coûtent si peu, comme disait Gaussin, et pour lesquelles, après tout, vous n'avez aucune répugnance?

[Courier avait, depuis un mois, l'ordre de quitter l'armée et d'aller joindre •on régiment à Vérone. Mais au lieu de s'y rendre, il s'établit à Résina, près de Portici, pour terminer dans la solitude sa traduction de Xénophon. Il y demeura deux mois, revint ensuite passer quelques jours à Naples, et partit e.otin pour Rome dans les premiers jours de décembre.!

A MADAME PIGALLE

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