‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 152 sur 175 · FRAGMENT · texte numérisé non relu

FRAGMENT

A Rome, avril 1812.

Ce matin, de grand matin, j'allais chez M. Dagincourt,

et comme je montais les degrés de la Trinité-du-Mont, je le rencontrai qui descendait, et il me dit : Vous veniez me voir? — Il est vrai, lui dis-je ; mais puisque vous voilà sorti... — Non, reprit-il, entrez chez moi, je suis à vous dans un moment. Je fus chez lui, et je l'attendis ; et, comme il tardait un peu, je descendis dans son jardin, et je m'amusai à regarder le» plantes et les fleurs qui sont fort belles et nombreuses, et pour la plupart étrangères, à ce qu'il me parut, et aussi rangées d'une façon particulière et pittoresque. Car il y a beaucoup d'arbustes, dont les uns, plantés fort épais, font comme une espèce de pépinière coupée par de jolies allées; les au-): très tapissent les murs, et du pied de la maison montent en rampant jusqu'au faîte. La maison est dans un des angles du jardin; de grands arbres grêles, qui sont, je crois, des acacias, s'élèvent à la hauteur du toit, et parent les rayons; du soleil sans nuire à la vue ; tellement qu'on voit de là tout Rome au bas du Pincio, et les collines opposées de Saint- Pierre in Montorio et du Vatican. Au fond du jardin, aux deux angles, il y a deux fontaines qui tombent dans des sar-1

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