‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 84 sur 175 · I. Le général Kcyuier · texte numérisé non relu

I. Le général Kcyuier

peut boire, et quel vin ! des femmes plus qu'on n'en veut. Elles sont noires dans la plaine, blanches sur les montagnes, amoureuses partout. Calabraise et braise, c'est tout un. Les vertus que nous avons amenées ont eu de furieux assauts, prises et reprises par les Anglais, les Siciliens, les Calabrais, et toujours rendues sans tache. Madame Grabinski, madame Peyri, madame François, ont été fort respectées des Anglais, à ce qu'elles disent; elles se louent moins des Napolitains, qui auraient eu plus d'attentions pour un de nos petits tambours. Madame Grabinski est un ange de douceur et de complaisance; je la vis un jour à Palmi ; je dinai avec eux. Comme il n'entend guère l'italien, ni aucune langue à ce que je crois, j'eus toute la commodité de parlera la belle. Je lui contai bonnement comme je l'avais manquée d'un quart d'heure à Bologne chez madame Williams, où l'on ne payait qu'en sortant. Je me plaignis fort du tour que m'avait joué Grabinski, et à nous tous, de l'enlever ainsi pour la mettre en chartre privée; que n'était-il venu un quart d'heure plut tard ! ou vous plus tôt, me dit-elle.

Ces gens de Palmi me contèrent des merveilles de Michel *. Dans Scylla, qu'ils voient en plein de leurs montagnes, il a fait pendant vingt-trois jours tout ce qui se pouvait humainement. C'était un feu d'enfer par mer et par terre. Si je t'enfile encore celle-là, tu n'en seras jamais quitte. Dors-tu ? moi je vais me coucher. Adieu.

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