‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 92 sur 175 · SOCS-INTENDANT MILITAIRE AD SERVICE DE NAPLES · texte numérisé non relu

SOCS-INTENDANT MILITAIRE AD SERVICE DE NAPLES

Foggia, le 20 mars 1807.

C'est à présent, mon cher sous-intendant, ou pour mieur dire sous-ministre, qu'il faut me protéger tout de bon, et mettre aux pieds de Son Excellence le tableau de mes misères. Il y a de quoi attendrir le cœur même d'un ministre. Mais si votre éloquence appuie mes humbles supplications, je ne doute point que Monseigneur n'obtienne de Sa Majesté ane décision particulière en ma faveur, moyennant quoi on me payera le montant de mes états de perte, lesquels existent dûment certifiés, visés, enfilés et oubliés dans vos paperasses.

Si c'est vous, comme je crois, qui avez rédigé la lettre de monseigneur l'ordonnateur en chef à monseigneur le ministre, relative à mes lamentations, le diable vous puisse emporter. Que vous en coûtait-il de convenir que j'étais à plaindre, et digne, autant pour le moins qu'aucun de ceux qu'on a remboursés, de la compassion du roi? Si cela était vrai, comme il l'est, il le fallait attester pour l'amour de la vérité sinon pour l'amour de moi. Supposons que vous fussiez sur le point de faire un bon mariage, irai-je conter au aeau-père vos fredaines galantes? On est ami ou on ne l'est pas. Adieu.

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