‹ Œuvres philosophiques d'ArnauldChapitre 209 sur 214 · SUR LE TRAITÉ DES VRAIES ET DES FAUSSES IDÉES · texte numérisé non relu

SUR LE TRAITÉ DES VRAIES ET DES FAUSSES IDÉES

(1) Réponses aux sixièmes Objections.

(2) Voyez plus haut Objections contre les Méditations^ p. 2.

(3) Reid partage eulièieiuent la niauière de voir d'Aniauld sur l'origine de riiypollièse des idées représentai ives. Voyez Œuvres complètes, t. III, p. 226 et suiv. Le même volume renferme un morceau remarquable de M. Royer-CoUard sur le même sujet, p, 327 et suiv. Cf. II, p. 365 et sui\.

(4) Cinquièmes Objections contre les Méditations, I. II, p. 273 de l'édition des Œuvres philos, de Descartes, publiées par M, Garnier.

532 DiiS VRAIES ET DES FAUSSES IDÉES.

(j) Les Conversations chrétiennes sont un ouvrage de Malehrauche.

(6) Ces efforts d'Arnauld pour concilier sa propre théorie avec les façons de parler comniuneslui ontattiré les critiques de Reid {OEuv. compL, t. IV, p. 229). Ils sont en effet moins heureux que subtils; ce qui n'empêche pas que la critique de Reid ne soit fort exagérée, comme nous en faisons la remarque dans l'introduction.

(7) Malebranche dans sa Réponse, p. 138, a désavoué celte opinion.

(8) Malebranche a également désavoué celle opinion. Voyez la Réplique d'Arnauld, Défense du Livre des ^vraies et des fausses Idées, p. 149.

(9) « La troisième réflexion que je présenterai au sujet des idées, dit Reid ( OEuv. compL, III, p. 249), c'est qu'à l'exception de leur existence qui est universellement admise, tout ce qui les concerne est un sujet de dispute enlre les philosophes. Si les idées ne sont pas des êlres imaginaires, nous devons les connaître parfaitement puisque nous avons avec elles le commerce le plus intime : cependant il n'y a rien sur quoi les philosophes aient autant différé. »

(10) «Lorsque nous voyons le soleil ou la lune, dit Reid, il nous semble assurément que les objets immédiats de notre vision sont très éloignés de nous et qu'ils le sont aussi l'un de l'autre. Nous ne douions pas qu'ils ne soient ce même soleil et celte même lune que Dieu a suspendus à la voûte des cieux le jour de la création, et qui depuis n'ont pas cessé d'exéculer les révolutions qu'il leur avait prescrites. Cependant les philosophes nous avertissent que nous sommes dans une erreur grossière; que le soleil et la lune que nous voyons immédiatement ne sont point, comme nous le supposons, à des millions de lieues l'un de l'autre et de nous ; qu'ils sont dans notre esprit ; qu'ils ont commencé d'être quand nous les avons aperçus ; qu'ils cesseront d'être lorsque nous cesserons de les voir ; qu'en un mot , les objets que nous percevons ne sont que des idées en nous. ...» OEuvr. compl., t. III, p. 232.

(11) Arnauld dans sa Défense, p. 275, est revenu fort au long sur ces variations de Malebranche.

(12) Aristole a présenté la critique du système de Platon dans la j)!upart de ses ouvrages, et en particulier au livre P^ et au livre Xlll de sa Métaphysique. C'est d'ailleurs une question que de savoir si Platon a distingué les idées de l'intelligence divine ou les y a confondues. On trouvera un résumé substantiel de celte controverse dans les Etudes sur le Timée, par M. Henri Martin, Argum. § I, et noies 22 et 60.

(13) Arnauld, comme nous l'avons dit dans notre introduction, alla plus loin dans la Défense et soutint que Malebranche mettait formelle' ment l'étendue en Dieu ^ en d'autres termes, faisait Dieu matériel, Malebranche se défendit victorieusement de celte imputation; Arnauld toulcfois crut devoir insister de nouveau. Voyez Lettres au P, Malebranche , lettres Y m et L\.

(14) Discours sur la Méthode ^ partie VI.

(15) Principes de la PliUosophie^ partie III.

(16) Réponses aux Cinquièmes Objections, III. Cl. Méditations, III; Principes,!, 19.

(17) Voyez les Notes sur la Logique, 17.

(18) Cordemoy, partisan de la philosophie de Dcscarlcs, né vers 1620, mort en 1684, auteur de divers opuscules, entre autres, d'un traité du Discernement de l'Ame et du Corps.

(19) Descartes ayant répondu aux Premières Objections de Gassendi, celui-ci répliqua ; c'est au recueil de ses Instances que renvoie Arnauld, On en trouvera l'analyse au tome II des OEuvres philosophiques de Descartes, publiées par M. Garnicr.

(20) Tous les arguments d'Arnauld en faveur de l'existence du monde matériel peuvent se ramener à celui de Descai-tes : Si les corps n'existaient j)as. Dieu ne serait pas véridiquc, et il manquerait de plusieurs autres |)erfections. Est-il nécessaire de faire remarquer que cette démonsîjalion prétendue n'est qu'un paralogisme, qu'on appellerait grossier, a dit M. Royer-Collard, s'il ne s'agissait d'aussi grands hommes. Noiis ne connaissons Dieu qu'au moyen et dans la mesure de notre faculté générale de connaître : il est donc étrange de présenter les perfections divines comme preuve de la véi'acilé de ces facultés considérées soit en elles-mêmes, soit dans leur application. L'existence du monde nous est direclement révélée par les sens : quand on entreprend de la démontrer , on accorde implicitement qu'elle a besoin de l'élre, et si la démonstration est détestable, on s'expose à susciter des philosophes qui la contestent comme ont fait Berkeley et Hume.

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