TROISIEME PARTIE
elle ne peat être entièrement éteinte que lorsquMls »nt parreims jusques au centre S ; c*est pourquoi lorsqo'ils arritent à la terre, qui est un peu éloignée de ce centre, il leur en reste encore assez poar agir contre nos yeux ; et tout de même, les nyoQS qui viennent dT peuvent étendre leur action jusques à la terre, car Tinterposition du tour- Ulloa AEV ne diminue rien de leur force, sinon en ce qa'elle les en rend plus éloignés, parce qQ'eDe ne leur résiste pas davantage en tant qn^elle fait eifort pour aller dT vers Y, qu'elle leur aide en tant qu'elle fait aussi effort pour aller dT vers S; et le même se doit entendre des antKS étoiles.
fil. Que les étoiteB ne sont peot-éfre pas aux mêmes lieux où elles paroissent; et ce que c^est que le finnament.
On peut aussi remarquer en cet endroit que les rayons qui viennent dT vers la terre tombent obliquement sur les lignes AE et YX, lesquelles représentent les superficies qui séparent les tourbillons SFY les uns des autres» de façon qu*ils y doifent souffrir réfraction et se courber ; d'où il mit qu'on ne voit point de la terre toutes les (toiles comme étant aux lieux où elles sont véritablement, mais qu'on les voit comme si elles tont dans les lignes droites menées vers la terre des endroits de la superficie de notre ciel AEIO par lesquels passent ceux de leurs rayons qui Tiennent à nos yeux ; et peot^tre aussi qu'on voit Bfle même étoile comme si elle étoit en deux ou jiiasiears lieux, et ainsi qu'on la compte pour pluiî«flrs;car, par exemple, les rayons de l'étoile Y peaTent aussi bien aller vers S, en passant oblifoement par les superficies du tourbillon f, qu'en l>assant par celles de l'autre marqué F, au moyen de quoi OD doit voir cette étoile en deux lieux, à BToir entre E et I et entre A et £ ; mais d'autant qœ les lieux où se voient ainsi les étoiles demeurent fermes et n'ont point paru se cbanger dopais que les astronomes les ont remarqués, il' me ^l)te que le firmament n'est autre chose que la (operficie qui sépare ces tourbillons les uns des «très, laquelle superficie ne peut être changée ^ les lieux apparents des étoiles ne changent toaî.
a. Pmvqaol nous ne yoyoos point les comètes quand elles •ont hors de notre cieL
Pour oe qui est de la lumière des comètes, d'au- ^t qu'elle est beaucoup plus foible que celle fe étoiles fixes , elle n'a point assez de force pour >Kir contre nos yeux si nous ne les voyons sous ^^ ingle assez grand , de façon que leur distance ^ peut empêcher que nous ne les apercevions 9ttnd eUes sont fort éloignées de notre ciel : car
il est constant que nous voyons un mfaie corps sous un angle d'autant plus petit qu'il est plus éloigné de nous. Mais lorsqu'elles sont assez proches de notre ciel, il est aisé d'imaginer diverses causes qui nous peu vent empêcher de les voir avant qu'elles y soient tout-à-fait entrées, bien qu'il ne soit pas aisé de savoir laquelle c'est de ces causes qui véritablement nous en empêche; par exemple, si l'œil du spectateur est vers P , il ne commencera de voir la comète ici représentée que lorsqu'elle sera vers 3 , et ne la verra pas encore quand elle sera vers 2 , parce qu'elle ne sera pas tout-à-fait développée de la matière du tourbillon d'où elle sort , suivant ce qui a été dit ci-dessus ; et toutefois il la pourra voir lorsqu'elle sera vers 4, bien qu'il y ait plus de distance entre F et 4 qu'entre F et 2 ; ce qui peut être causé par la façon dont les rayons de l'étoile F qui tendent vers 2 souffrent réfraction en la super* ficie convexe de la matière du ciel AEIO , qui se trouve encore autour de la comète : car cette réfraction les détourne de la perpendiculaire (conformément à ce que j'ai démontré en la Dioptri* que), à cause que ces rayons passent beaucoup plus difficilement par la matière du ciel AEIO que par celle du tourbillon AEYX ; ce qui fait qu'il en ' arrive beaucoup moins jusques à la comète qu'il n'y en arri veroit sans cette réfraction , et ainsi que, recevant peu de rayons , ceux qu'elle renvoie vers l'œil du spectateur ne sont pas assez forts pour la rendre visible. Le même effet peut aussi être causé de ce que comme c'est toujours la même face de la lune qui regarde la terre, ainsi chaque comète a peut-être un côté qu'elle tourne toujours vers le centre du tourbillon dans lequel elle est , et n'a que ce côté qui soit propre à réfléchir les rayons qu'elle reçoit : de façon que la comète qui est vers 2 a encore celui de ses cêtés qui est propre à réfléchir la lumière tourné vers S , el ainsi ne peut être vue par ceux qui sont vers F ; mais étant vers 3 elle l'a tourné vers P, et ainsi commence à pouvoir y être vue : car nous avons grande raison de penser premièrement que , pendant que la comète a passé d'N par C vers 2, celui de ses côtés qui étoit vis-à-vis de l'astre 8 a été plus échauffé on agité en ses petites parties et raréfié par la lumière de cet astre que n'étoit pas son autre côté ; et ensuite que les plus petites, ou , pour ainsi parler, les plus molles parties du troisième élément qui étoient sur ce côté de la superficie de la comète en ont été séparées par cette agitation ; ce qui l'a rendue plus propre à renvoyer les rayons de la lumière de ce côté -là que de l'autre. Ainsi qu'on pourra connoître par ce que je dirai ci-après de la nature du feu , que la raison qui fait que les corps brûlés étant coa«
LES PRINCIPES PI LA PHILOSOPHIE
v^rlii 0D eharbûiu mut tout Doira , et oopvertis 6R /Gendres sont blancs, consiste en ce que l*9ctîon dii fm agitant toutes les plus petites et plus molles partiel des'corps qu'il brûle, fait que ces petites pjunîas viennent premièrement couvrir toutes lee apip^rfloies , tant extérieurea qu'intérieures , qui sont dans les pores de ces corps , et que de là par apris ^les s'envoient et no laissent que les plus grossières qui n'ont pu être ainsi agitées ; d'où vient que si le feu est éteint pendant que ces Petites parties œuvrent encore les superficies du ciorps brûlé , ce corps paroit noir et est converti ep cbarhon ; mais s'il p^ s'éteint que de soi-mlme, après avoir séparé de ce^ corps toutes les petites piarUes qu'il en peut séparer, alors il n'^ reste que les plus grossières , qui sont les cendres , et ces cendres sont blfinches^ è cau^ qu'ayant pu nésjster i l'action du feu , elles résistent aussi à celle de la lumière et la font réfléchir : car les CI9rpa blancs soQt les plus propres de tous à réfléchir la lupalère > et les noirs y sont les moins propres. De plus, nous avons raison de penser qi^e ce côté de la comète qui a été le plus raréfié e^ moins propre à so mouvoir que l'autre, è cfiuse qn'il est le moins solide; et que par conséqpent , suivant les lois de la mécanique , il doit toujours se tourner vers les centres des tourbil- Ipfîs daps lesquels passe la comète ; ainai qu*OQ yoit qne les flèches se tournent eq l'air, et que «'est toujours le plus léger de leurs côtés qui est Ip plus bas pendant qu'elles montent, et le plus liaut pendant qu'elles descendent : dont la raison est que par ce moyen la ligne que décrit le plus rarecôt^de la comète et le plus léger de la flèche est un peu plus courte que celle qui est décrite par Vautre ; comme ici la partie concave du chemin de la comète marqué MC2 , qui est tournée vers S, $si un peu plus courte que la convexe ; et celle dp phemin 2,3,4, qui est tournée vers F, est aussi |a plus courte , et ainsi des autres. On pourroit Wpore imaginer d'aptres raisons qui nous pourfoient empêcher de voir les comètes pendant qu'elles sont hors de notr^ ciel , i cause qu'il ne faut que fort peu de chose pour faire que la superflde d'nn corps soit propre i renvoyer les rayons de I4 lumière ou pour l'empêcher; et touchant fête effets particuliers , desquels nous n'avons pas pssea d'expériences pour déterminer quelles sont )es vraies causes qui les produisent , nous devons AOQi contenter d'en savoir quelques-unes par lesflll^llea il se peut faire qu'ils soient produits.
13a. nsia ^ue des comèlcs, et des diverses ckoses qu'on y, a observées.
Outre les propriétés des comètea que je viens d'expliquer, il y ea a encore une autre bien re-
marquable , à savoir cet^ lumii^re fort étendue eo form0 de queue ou de chevelure qp} ^, coutume de les accompagner, et dont elles ont pris leur nom* Touchant laquelle on observp que c'est tou jours vers le cAt^ le piu^ éloigpé dq spleil c^u'ellq paroit. ^n sorte qife si la terre çp rencontre justement en ligne droite entre la comète et le soleil , cette lumière §6 répftn4 égf||ement dff tous pAtéç autour de la comèt0 ; et loff qqe 1^ ferre se trouvo hors de cette Ugne droite , c'est du n^ême cdt^ où e$t la t^rre que parpît œ^e Inmièra , laquelle oq OOfpme la chevelpre 4p I4 poipète lorsqu'elle la précède au regard d^ moqvpiqei^t qu'op observa en elle, et on la nomme sa queue lprsqu'e|lQ la suit. Comme on observa en la comète de l'année 147&, qu^au commencement de son apparitioD elle avoi't une chevelure qui la précédoit , et à la 4n une queue qu| la smIvqU , fl paM$e qu'elle ^it alors en la partie du piei opposé^ i^ cel|e où elle ^voit été au Gommenoeipent. Op observe aussi quB cette queue ou chevelure e^t plun grande op plus petite, non-seulement à raison de U fWiim (apparente des comètes, pn sorte qu*op p'en voit aucune en celles qui sont fort petites , et qu'en la voit diminuer en toutes les autres 4 mesura qu'(ipprochant de leur fin elles paroissent moins grandes, mais aussi à raison du lieq où elles sont ; en sorte que , supposant le reste égal, la chevelure de la comète paroit d'autant plut longue que la terre est plus éloignée du point de sa rgute qui est en la ligne droite qu'op peut tirer de cette comète vers le soleil, et mêma que lorsqu'elle en est si éloignée que le corps de la comète ne peut ôtre vu , à cause qu'il est offusqué par les rayons du soleil , l'extrémité de sa queue oa chevelure ne laisse pas quelquefois de paroitre, et on la nomme alors que barre ou chevron de feu , à cause qu'elle en 9 la figure. Enfin on obr serve que cette queue ou chevelure des cpmètes est quelquefois un peu plus large , quelquefois uo peu plus étroite que de coutume ; qu'elle e$t quelquefois droite, et quelquefois qd peq courbée; et qu'elle paroit quelquefois e:(acteipent daos le même cercle qu'on imagine passer par les centres du soleil et de la comète , et que quelquefois elle semble s'en détourner quelque peu : de toutes les^ quelles choses je tâcherai ici de rendre raison.
134. En quoi conaisie la réfractioD qcd ML paroitre la queae des comëtes.
Et, à cet effet, il faut que j'ei^pliquo un nonveau genre de réfraction, duquel je n'ai peiat parlé en la Dioptrique, à cause qu'on no le remarque point dans les corps terrestres ; il cou- Biste en ce que les parties du second élément qui onmiiûsent le ciel u'étant paa toutes égales, m\^