QUATRIEME PARTIE
poorroit attribuer i lear légèreté ou pesanteur, mais il y CD a aussi qui s'attachent aux câtés du tooDeau; et, bien que ce vin demeure encore composé de plusieurs parties de diverses grosaeai's et figures, elles y sont tellement agencées apris qu'il est clarifié par l'action de cette matière subtile, que celui qui est au haut du tonneau n'est pas différent de celui qui est au milieu m vers le bas au-dessus de la lie : et on voit arrirer le semblable en quantité d'autres liqueurs.
19. Le troisième éttel, qui est (farrondir les gouttes de ces
Le troisième effet de cette matière céleste est ({D'elle fait devenir rondes les gouttes de toutes les liqueurs, lorsqu'elles sont entièrement environnées d'air ou d'une autre liqueur dont la nature estsidiCTérente de la leur qu'elles ne se mêlent poiat arec elle, ainsi que j'ai déjà expliqué dans les Météores. Car d'autant que cette matière subtile (roa?e des pores autrement disposés en une (outte d'eau, par exemple, que dans l'air qui reoTiroime , et qu'elle tend toujours à se mouvoir soiTaot des lignes droites ou le moins différentes (iela droite qu'il est possible , il est évident que It superficie de cette goutte d'eau empêche moins DOD-seulement les parties de la matière subtile qol est en ses pores, mais aussi les parties de celle qui est en l'air qui l'environne, de continuer iiosi leur mouvement suivant des lignes les plus droites qu'elles peuvent être sans passer d'un Mrps eu l'autre , lorsque cette superficie est toute nnde, que si elle avoit quelque autre figure ; et que lorsqu'elle ne l'est pas , les mouvements de la matière subtile qui est en l'air d'alentour sont p/os détournés par les parties de sa superficie ?ii sont les plus éloignées du centre que par les titres, ce qui est cause qu'elle les pousse davani^e Ters ce centre ; et , au contraire , les mouvements de celle qui est dads la goutte d'eau sont ^^ détournés par les parties de sa superficie qui not les plus proches du centre , ce qui est cause ^'elle fait effort pour les en éloigner. Et ainsi la Batière subtile qui est au dedans de cette goutte , ^ bien que celle qui est au dehors , contribue |Ureque toutes les parties de sa superficie soient |Qlement distantes de son centre , c'est-à-dire iltreodre ronde ou sphérique. Pour mieux en- ^dre ceci, on doit remarquer que l'angle que ^Uae ligue droite avec une courbe qu'elle touche ^plitt petit qu'aucun angle qui puisse être fait i^ deux lignes droites , et que de toutes les lignes i^rbes 11 n'y a que la circulaire en toutes les ^ies de laquelle cet angle d'attouchement soit ^! doù il suit que les mouvements qui sont **pêché8 d'être droits par quelque cause qui les
DKSCAKTtS.
détourne également en tontes leurs parties doivent être circulaires lorsqu'ils se font en une seule ligne , et sphériques lorsqu'ils se font vers tous les côtés de quelque superficie.
90. L*esplication de la seconde actioD, en laqueUe consbte la pesanteur.
La seconde action dont j'ai entrepris ici de parler est celle qui rend les corps pesants , laquelle a beaucoup de rapport avec celle qui fait que les gouttes d'eau deviennent rondes ; car c'est la même matière subtile qui, par cela seul qu'elle se meut indifféremment de tous cêtés autour d'une goutte d'eau , pousse également toutes les parties de sa superficie vers son centre, et qui, par cela seul qu'elle se meut autour de la terre , pousse aussi vers elle tous les corps qu'on nomme pesants, lesquels en sont les parties.
11. Que chaque partie de la terre, étant considérée tonte seole, est plotot légère que pesante.
Mais afin d'entendre plus parfaitement en quoi consiste la nature de cette pesanteur, il faut remarquer que si tout l'espace qui est autour de la terre, et qui n'est rempli par aucune de ses parties, étoit vide, c'est-à-dire s'il n'étoit rempli que d'un corps qui ne pAt aider ni empêcher les mouvements des autres corps ( car c'est ce qu'où doit proprement entendre par le nom de vide), et que cependant elle ne laissât pas de tourner en vingt-quatre heures sur son essieu , ainsi qu'elle lait à présent , toutes celles de ses parties qui no seroient point fort étroitement jointes à elle s'en sépareroient , et s'écartei oient de tous cêtés vers le ciel , en même façon que la poussière qu'on jette sur ULt pirouette pendant qu'elle tourne n'y peut demeurer, mais est rejetée par elle vers l'air de tous cêtés ; et si cela étoit, tous les corps terrestres pourroient être appelés légers plutôt que pesants.
ts. En quoi consiste la légèreté de la matière du de!.
Mais à cause qu'il n'y a point de vide autour de la terre, et qu'elle n'a pas de soi-même la force qui fait qu'elle tourne en vingt-quatre heurei sur son essieu , mais qu'elle est emportée par la cours de la matière du ciel qui l'environne et qui pénètre partout en ses pores , on la doit considérer comme un corps qui n'a aucun mouvement, et penser aussi que la matière du ciel ne seroit ni légère ni pesante à son regard , si elle n'avoit point d'autre agitation que celle qui la fait tourner en vingt -quatre heures avec la terre; mais que, d'autant qu'elle en a beaucoup plus qu*il ne lui en faut pour cet effet, elle emploie ce Qu'elle a de plus , tant à tourner plus vite que la
LES PRINCIPES DE LA PfilLOSOPHIE.
terre en même sens qu'à faire divers autres moavements de tous côtés, lesquels ne pouvant être continués en lignes si droites qu*lls seroient si la terre ne se rencontroit point en leur chemin , Bon-seuiement ils font effort pour la rendre ronde ou sphérîque , ainsi qu'il a été dit des gouttes d'eau , mais aussi cette matière du ciel a plus de force à s'éloigner dli centre autour duquel elle tourne que n'ont aucune des parties de la terre ce qui fait qu'elle est légère à leur égard*
A Quee*e8t ialégerétfde œlie Matière du dël itui ndd lâà eorpt teiresires pesaou*
Et il faut remarquer que la force dont la i&atière du ctel teiid à s'éloigtler du centre de la terre ne peut avoir ton effet, si ce n'est que celles de ses parties qui s'en éloignent montent en la place de quelques pai*ties terrestres qui descendent au même temps en la leur : car d'autant qu'il n'y a aucun espace autour de la terre qui ne soit rempli de sa matière pu bien de celle du ctel, et que toutes les parties du second élément qui composent celles du ciel oht pareille fcrce, elles ne se chassent poîtit l'une l'autre hori de leuri places ; mais parce que la même fot-ce n'e*t pas en la terre, lorsqu'il se trouve quelqu'dhë de m parties plus éloignée de son centre que De éont deé parties du ciel qui peuvent monter êd »a plttce, 11 est certain qrf'elles y doivent monter, et par conséquent la fkiré descendre en la leur. Ainsi chacun des corps qu'On notkiitië pe- Mitits h^est pas poussé ters le cehtre de \A terre par tbUte là matière du ciel qui i'ehvtroilne, ifaaii sédleiitéiit par les parties de cette matière qui montëdt en su place lorsqu'il descend, et qui j)ar eonséqtietit sont toutes ensemble justement aussi (Jh)sses que lui. Par eiemple, si B est tin tx)rps terrestre dont les parties soient plus serrées que telles de Tair qbi l'environne, en sorte que ses pores contiennent moins de la matière du ciel que ceux de la portion de cet air qui doit monter en sa place en cas qu'il descende, il est évident que ce quTl y à de plus de la matière du ciel eh cette portion d'air qu'en ce corps B, tendant â s'élolgtïéh du centre de la terhe , a la force do faire qu'il 8*eii approche, et ainsi de lui donner la qualité (|il*bli nommé sa pesanteur.
il M coilditeD tes corpi lODt tAos peMnts toi iMi qoe iei
Mais afin de pouvoir exactement êatcdler t^mbien e» grande t^tte pesanteul', ii faut cotisidétet 4ù'll y a quelque quantité de matière céleste dans les pores de tlé corps B, laquelle ayant autant dé force qu'hue pareille quantité de celle qdt ëM ëUti la Ipdres 06 la portion d'air qui doit
monter en sa place, fait qu'il h'y a que le surplus qui doive être compté, et que tout de même il y a quelque quantité de la matière du troisième élément en cette portion d'air, laquelle doit aussi être rabattue avec une égale quantité de celle qui cdmt)5se lé cot*pS A; si bien que toute la pesanteur de ce cort)s boiisiste en ce que le reste de la matière subtllô çiul est feh cette portion d'air a plus de Ibrcô & s'èloigier du centre de la terre que le reàte de la matière terrestre qui le compose.
». Que leur pesanteur n'a pas tov^iours même rapport atee leormaUère.
Et, afin de tle rien bubller, il hni prendre gardé que, ptit la tAitihté eéleàté on Subtile, Je n'ehtends pas seulement celle dh Sëèôdd élément, mais aiissi ce qu*il y a du premier mêlé entre ses parties; et même, outre cela, qu'on y doit comprendre en quelque façoh les parties du troisième 3ui sont emportées par le cours de cette tinatiêre U ciel plus vite (jue toute la masse de la terre, et toutes celles qui composeùt l'ait sont de ce nombre. Il faut aussi prendre garde que ce qu'il y à du premier élémetit, en ce que je conlprendi sOUS le nom de matière subtile, a plus dé Ibrce I s'éloigner dd centré de la terre qu*une pareille quantité du Second, à feause qu'elle se meut plus vite; et par Id même raison * que le second élément a plus de forcé iju'dne pareille quantité des parties du troisième qui côtnposent l'air, et qu'elles meuvëtlt àveë s61 ; ce ^ui eët eadse que là j^esanteur seule né suÉt pas podl* faire connoitre combien il y a de matière terrestre en chaque éorps. Et il se peut faire que, bien que, par exemple, utie thasse d'or Sttit tingt fois plus pesante qu'une tjuaUtltê d'ead dô Itièmé grosseur, elle ne contienne pas néàhhioiil^ vingt fois plus de matière, mais quatre ou cinq fois seulement, parce qu'il en faut autant Soustraire de l'eau que de l'or, à cause de l'air dans lequel on !<» pèse, puis aussi {)arce que les parties terrestres de l'eau, et généralement de toutes les liqueurs, ainsi qti'il a éié dit de celles de l'air, ont quelque mouvement (Jui, s'éccordânt avec (peux de la matière subtile, empêche Qu'elles ne soient si pesantes 4116 céiiéâ des ëorps durs.
IS. Pooniuai ieseerps peittiiu ifagisseot point loftqalis né sont qa'eDUre leurs semblables.
Il feut aussi se soutenir que tous tes iuoavemënt§ sont circulaires, ad ëens qui à été ci-dessus expliqué; d'où il suit qu'un corps no peut être porté en bas par la force de sa pesanteur si au même instaht un autre corps qui occupe aU' taht d'espace, et soit toutefois moins pesant, l^à
QUAtRlÈME PARTIE.
monte en tiaut f et eela est cause que les plus badtffl parties de l*eau ou d'une autre liqueur (fù est contenue en un yase, tant grand et tant profond quil puisse Atre, n'agissent point contre les plus basses, et même que chaque endroit du Ibnd de ce vase n*est pre^ que par autant de parties de cette liqueur qu'il y en a qui sont directement posées sur lui. Par eierople, en la cuve ABC», la goutte d'eau marquée 1 n'est point poussée par les autres 2,3,4, qui sont audessus, d'autant que si celles-ci descendoieot, il ne pourroit y avoir que d'autres gouttes d'eau, telles que 5,6,7, qui montassent en leur place, et parce que celles-ci ne sont pas moins pesantes, elles les tiennent eh bàïatice, au moyen de quoi elles les emp^Iieiit de se pousser l'ùbe l'àutte ; et toutes ks gouttes d'eau qui sont en la ligne droite 1 ,2,3,4 pressent ensemble la partie du fond de la cuve qui est marquée B, parce que si B descendoit, toutes ces gouttes pourroient aussi descendre au inéme instant , et faire monter en leur place par le dehors de la cuve les parties d'air 8,9 ou semblables qui sont plus légères. Mais cette partie B n'est pressée que par le petit cylindre d'eau 1,2,3,4 dont elle est la base, parce qti'en cas qu'elle commence â descendre, il né peiit y avolh que Teau de ce cylindre 1,2,3,4 (ou une autre pareille quantité) qui la suive au métUe instant. Et la considération de ceci peut servir à rendre raison de plusieurs particularités qu'on remarque touchant les effets de la pesantedr, et qui semblent fort admirables à ceui qui n'en savent pas les Yraies causes.
fl7.l'odtqtMl ifèU nn le centré de la \tm qu'ils tndeai.
Ad reste II faut remarquer 4ue< encore etue les parties du ciel se tneuveht ed plusieurs diverses bcons eo même temps, elles s'accordent néanmoins â se balancer et à s'opik)ser l'une à l'autre, en telle sorte qu'elles étendent également leur action Vers totià les côtés où elles peuvent l'étendre ; et aindi que de cela seul que la masse de la terre par sa dureté répugne à leurs mouvements, elles tendent toutes â s'éloigner également de fous cdtés de son voisinage suivant les lignes droites tirées de son centre, si ce n'est qu'il y ait des causes particulières qui mettent en cela quelque diversité; et je puis bien concevoir deux ou trois telles causes, mais je n'ai encore su faire aucune eipérience qui m'assure si leurs effets sont sensibles oïl non.
SS. Et b U'oisième action, qui est ta lamlère, comment elle agite les parties de Talr.
Qnatti à ii lumlëre, qui est la troisième action
iai wijei fÎBiirê îâvv.
que nous avons ici à considérer^ je t>ense avol# déjà ci-dessus assez expliqué sa nature) Il reste seulement à remarquer que, bien que tous ses rayons viennent en même façon du soleil et ne fassent autre chose que presser en ligne droite les corps qu'Us rencontrent, ils causent néanmoins divers mouvements dans les parties du troisième élément dont la plus haute région delà terre est composée, parce que ces parties, étant mues aussi par d'autres causes, ne se présentent pas toujours à eux de même sorte. Par exemple, si ÂB^ est une de ces parties du troisième élé* ment, appuyée sur une autre marquée G, et qui en a plusieurs autres, comme BEF, au-dessus d'elle, il est aisé à entendre que les rayons du soleil qui viennent de GG peuvent maintenant être moins empêchés par l'interposition de ces autres de presser celle de ses extrémités qui est marquée A que de presser celle qui est marquée B, de façon qu'ils la doivent faire baisser davantage ; et que, incontinent après, ces parties DEP changeant de situation , à cause qu'elles soni mues par la matière du ciel qui coule autour d'elles, il arrivera qu'elles empêcheront moins les rayons du soleil de presser B que A ; ce qui doit donner a cette partie terrestre AB uh mou* vement toui contraire au précédent : et il en esf de même de toutes les autres, ce qui fait qii*elles sont continuellement agitées çà et là par la lil« mière du soleil *.
19. BipUeaUon de la quaiHème actido. m ^ lâ Aéenjt \ él pourquoi elle demeure après la lumière qui l'a prodniie.
Or c'est une tdle agitation dès petites partiel des corps terrestres, qu'on nomme eh eux la chaleur (soit qu'elle ait été excitée par la lumière du soleil, soit far quelque autre eause), prfddpaléiment lorsqu'elle est plus grande que de eoutunift et qu'elle peut mouvoir asseï fort les nerfe de nos mains pour être sentie; car cette dénomination de chaleur se rapporte au sens de Tattouchement. Et on peut ici remarquer là raisoi pourquoi la chaleur qui a été produite par la lu^ mière demeure par après dans les corps terrestres, encore que cette lumière soit absente^ jusques 4 ce que quelque autre cause l'en été; car elle ttë consiste qu'au mouvement des petites parties do ces corps> et ce mouvement étant une fols e«Blt6 If en elles y doit demeurer (suivant les lois de h * nature) jusques à ce qu'il puisse être transféré I d'autres corps.
se. comment clic pénètre dans les corps qui ne sont point transparents.
On doit aussi remarquer que les parties terres^
) (I) Voyez figure xxYin.
\i) Voyez flaurè xxix. ' '^ \^^^
LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE
très qui sont ainsi agitées par la lumière du soleil en agitent d*autres qui sont sous elles, et que celles-ci en agitent encore d'autres qui sont plus bas, et ainsi de suite ; en sorte que, bien que les rayons du soleil ne passent point plus avant que ' jusques à la première superficie des corps terrestres qui iont opaques ou obscurs, toutefois, à cause qu'il y a toujours une moitié de la terre qui est échauffée par le soleil en même temps, sa chaleur parvient jusques aux plus basses parties du troisième élément qui composent sa seconde ou moyenne région.
31. Pourquoi eDe a coutume de dibter les corps où elle est, el pourquoi elle en condense aussi queiqueaHios.
Enfin, on doit remarquer que cette agitation des petites parties des corps terrestres est ordinairement cause qu'elles occupent plus d'espace que lorsqu'elles sont en repos, ou bien qu'elles sont moins agitées; dont la raison est qu'ayant des figures irrégulières, elles peuvent être micui agencées Tune contre l'autre lorsqu'elles retiennent toujours une même situation que lorsque leur mouvement la fait changer ; et de là vient que la chaleur raréfie presque tous les corps terrestres, les uns toutefois plus que les autres, selon la diversité des figures et des arrangements de leurs parties; en sorte qu'il y en a aussi quelques-uns qu*elie condense, parce que leurs parties s'arrangent mieux et s'approchent davantage l'une de l'autre étant agitées que ne l'étant pas, ainsi qu'il a été dit de la glace et de la neige dans les Météores.
Si. CoauDent la troistème région de b terre a commencé ft se diviser en deux divers corps.
Après avoir remarqué les diverses actions qui peuvent causer quelques changements en l'ordre des petites parties de la terre, si nous considérons derechef cette terre comme étant tout nouvellement descendue vers le soleil, et ayant sa plus haute région composée des parties du troisième élément qui sont entassées l'une sur l'autre, sans Atre fort étroitement liées ou jointes ensemble, en sorte qu'il y a parmi elles beaucoup de petits espaces qui sont remplis départies du second élément, un peu plus petites que celles qui composent non-seulement les endroits du ciel par où elle passe en descendant, mais aussi celui où elle •*arréte autour du soleil. Il nous sera aisé de juger que ces petites parties du second élément doivent quitter leurs places à ces plus grosses, et que celles-ci , entrant avec impétuosité en ces places qui sont un peu trop étroites pour les recevoir, IK>us8ent les parties terrestres qu'elles rencontrent en leur chemin, les faisant par ce moyen descendre aa-dessous des autres; et que ce sont
principalement les plus grosses qu^eiles font ainsi descendre, parce que la pesanteur de ces plui grosses leur aide à cet effet, et que ce sont celles qui empêchent le plus leurs mouvements ; et d'autant que ces parties terrestres ainsi poussées audessous des autres ont des figures fort irrégulièrei et diverses, elles se pressent, s'accrochent et se joignent bien plus étroitement que celles qui demeurent plus haut, ce qui est cause qu'elles interrompent aussi le cours de la matière du ciel qui les pousse. Et ainsi la plus haute région delà terre, ayant été auparavant comme elle est représentée vers A, est par après divisée en deux corps fort différents, tels que sont B et G, dont le plus haut B est rare, liquide et transparent, et l'autre, à savoir G, est à comparaison de lui fort solide, dur et opaque.