‹ Œuvres philosophiques de Leibniz (volume 3)Chapitre 46 sur 67 · EXTRAIT D'UNE LETTRE, ETC · texte numérisé non relu

EXTRAIT D'UNE LETTRE, ETC

connaître la nature de la substance étendue, mais aussi pour ne pas mépriser dans la physique les principes supérieurs et immatériels, au préjudice de la piété. Car quoique je sois persuadé que tout se fait mécaniquement dans la nature corporelle, je ne laisse pas de croire aussi que les principes mêmes de la mécanique, c'est-à-dire, les premières lois du mouvement, ont une origine plus sublime que celles que les pures mathématiques peuvent fournir. Et je m'imagine que si cela était plus connu, ou mieux considéré, bien des personnes de piété n'auraient pas si mauvaise opinion de la philosophie corpusculaire, et les philosophes modernes joindraient mieux la connaissance de la nature à celle de son auteur.

Je ne m'étends pas sur d'autres. raisons touchant la nature du corps ; car cela me mènerait trop loin.

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