S CLXXXIX
V Histoire.
Comme riep n'est plus instructif que Vhistoire^ rien n'est aussi plus agréable. La première de ces qualités la rend digne de l'application des personnes faites , et la dernière me fait croire qu'elle est fort propre pour un jeune enfant; c'est pourquoi , dès qu'il sera insti:uit dans la chronologie , et que, connaissant les différentes époques qui sont en usage parmi nous , il pourra les réduire à la période Julienne , il faudrait lui mettre entré les mains quelque histoire- latine. Le choix des livres devrait étreréglé par la facilité du style; car quelque endroit de l'histoire qu'un enfant com^ mence à lire, la chronologie le tirera d'embarras; et la beauté du sujet l'invitant à lire, il apprendra le latin insensiblement , sans être exposé à ce chagrin et à ce dégoût horrible que les enfants endurent lorsqu'on leur fait lire , seulement
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pour apprendre le latin ; des livres qui sont audessus de leur portée , comme sont les ousrrages des orateurs et des poètes latins. Après que votre enfant aura lu et compris les hisloriens les plus faciles à entendre, comme vous diriez EutropCy Justin, Quinte - Curce , etc., ceux qui 'viennent immédiatement après ceux-là ne lui feront pas beaucoup de peine \ et ainsi , eu avançant par degrés , après avoir commencé par les historiens les plus simples et les plus aisés, il pourra enfin passer à la lecture des auteurs les plus difiBciles et les plus sublimes , comme sont Cicéron , Virgile et Horace,