CXXXVII
Les principaux articles de l'instruction des
enfants.
• Il
Je crois que tout ce, <ju'un honnête homme qui prend quelque soia de l'éducation de son enfant, peut lui souhaiter, outre Jes biens -qu'il lui laissa , se réduit à ces quatre choses^ la vertu, la. prudence, Isl politesse et le savoir. Je ne m'attacherai point ici à* examiner scrupuleusement si queique^uns de .ces mots ne signifient pas quelquefois une seule çt même chose, ou si l'un emporte l'autre nécessairemc^nt. Il me suffit ici
de. pirendre ces mots dans leur sens vulgaire, qui y je pense, est assez clair pour me rendte intelligible, et j'espère qu'on n'aura pas de peine à comprendre ma penf ée;
S cxxxvin.
Là 'vertu esl Je plus important.
Je mets la vertu au premier rang, comme
la plus excellente de ces choses, la plus avanta-
^euse à l'hoaone, et en p«ti«,lier à une p*-
eofine de bonne maison^ comme une qualité
i|ui tsst absolutnent néceissaire pour lui aèquénr
l'estime et l'affection des autres hoitunes^ et ipo^t
le rendre agréable ou supportable à lui-même,
et sans laquelle.il tië safitait être heureux, à
ce que je crois, ni dsois ce monde, ni dans
l'autre.
§ CXXitïX.
Pdut pt^emiér S^néemëht d« là Vertu qu'on dèit ^tdtier dans le ct)eillr d'iiti l^ùfatit 4 il fkut \m •domrër dé bonne heure ^ne véritabte idée de Dièû , (îofhtoê d'un être s^jrt^ttwe tt IndépMâant, tjut a foit toutes choses ', duquel itotb tthotts totitè notre Séliefté, qiii nous âlifte %t ti0te dontie tottt ce qu^ to^ûs posfeéd^ta; ^h 4ûdtosë- ([ùîehcè "^e ^ùM il fàièft liti ihBpil'ër At i'iMMWr et du rèsi^èct potit* un <é^ sfi phrftril «t 'di i«H&.
D'^dM>rà il £itft s'en tenir là$ sâtis lui expliquer dàVâAta^ cette nMittère^ de (msut tqu'en pat*kM D^op tôt d^ esprit» 4 totre eùfatit, et qa'eâ «é hâtâÉit à eônt^e-tetiri]^ de Itii faite <x)Aiialtre kt tMitu^e ineottiptéhetistble de t^t étPe ii^nî , il M B^en foriââfè des idées failsâ^s 6U inintelligible^. LdTs detttô t|«ie irom lui pai4ereiB de Dieu, dite^lui seulemetit ^fUe DieU a Joie et quil ^iwëme fouies ^ùsés^ ^u'ii entend iout^ ^u*H ^oit timt, et qu'il c&mble de toutes sortes de biens ceux yui i*ûimeAi é? ^ 'ôèéùsènt à sa 'v&lonié, Vôtre en^m a^àirt ^ppds à se ibtwèr une t^e idëe èe Siéti, VMS v«X¥ei 1}^ d« fei<>>itième il^tira la^
sez tôt de nouvelles pensées de ce sonvetaili être; et si vous vous apercevez que ces nouvelles pensées ne i»otent pas tout-à>-fait justes, il faut les redresser Aussitôt. Pour moi , je crois qu'il vaudrait beaucoup mieux qu'en général les hoifames s'arrêtassent: «à l'idée de^ïfiefi que nous venons de proposer ^ sans s'enquérir trop curieusement des propriétés d'un être que tout I0 monde doit regarder comme incompréhensible,; car il y a quantité de gens qui', n'ayant ni assez de force , ni assez de netteté d'esprit pour distinguer ce qu'ils peuvent connaître Javec ce qui passe leur intelligence, se jettent, par cette curiosité mal' entendue, dans la superstition ou dans l'^tthéisme, faisant ï)ieu semblable à eux-
3i4 ^^^ l'éducation
marnes, ou- n'en reconnaissant point ^ tout, parce qu'ils ne peuvent se. le représenter sous aucune autre idée: et je suis fort porté à croire que si les enfants so|it constamment entretenus soir et matin dans des actes de dévotion par des prières «qu'ils feront, à Dieu comme à l'auteur de leur être, à leur conservateur, à leur bienfaiteur, suivant quelque formulaire clair et court, proportionné à leur âge et à leyr capacité, cela contribuera beaucoup plus à leur donner de vraies notions de religion et de vertu, que $i on leur embarrassait l'esprit de recherches .curieuses sur là natinre impénétrable du souver rain* être. '