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2 3 heures ^ 5
lorsqu'elle est sous la forme où elle se trouve sur un corps solide
activé que lorsqu'elle est sous la forme d'émanation. Elle diminue en etFet, dans ce dernier cas, de moitié en 4 jours.
Lorsque la durée d'activation est inférieure à 24 heures, la loi de désactivation pendant les premières heures est fortement altérée; on a indiqué i^fig- i) les courbes représentatives de désactivation. Les temps de séjour dans l'enceinte activante sont inscrits sur chaque courbe (').
Pour une activation ayant duré 5 minutes, par exemple, l'intensité du rayonnement, après une baisse brusque, passe par un minimum (7 = 8 min.), croît ensuite jusqu'à un maximum {t^i\o min.), puis décroît ensuite régulièrement. On voit sur la figure la manière dont se transforme la loi de désactivation en fonction du temps d'activation. Dans tous les cas, la loi de désactivation devient finalement, au bout de 2 heures 3o minutes, la loi exponentielle ordinaire avec baisse de moitié en 28 minutes. La courbe (1), qui représente la loi de désactivation après un temps long d'exposition à l'émanation, est la courbe normale limite.
Si l'on active un corps solide en le mettant brusrfuement au contact de l'émanation du radium, son rayonnement I s'établit peu à peu et tend vers une valeur limite I,. La courbe Log(I, — 1) en fonction du temps est alors identique à la courbe (1). Ainsi, que la lame s'active ou se désactive, le rayonnement tend vers sa valeur limite suivant la mêm,e loi. Les corps activés, lorsqu'on les sort d'une enceinte activante, ont la propriété d'émettre euxmêmes, pendant quelque temps, de lémanation radioactive capable d'activer d autres corps mis dans leur voisinage. Cette propriété se perd assez rapidement et ne se manifeste plus au bout de 1 heure ou 2 iieures, alors que l'activité des lames est encore très forte. Ce phénomène ne semble donc pas jouer le rôle principal dans la désactivation des lames. Peut-être est-ce dans la présence et dans la transformation d'une certaine quantité d'émanation qu'il faut rechercher l'explication des singularités des courbes au début de la désactn atiun.
Nous avons vu qu'en général la loi de désactivation ne dépend pas de la nature des corps activés : l'aluiinuium, le cuivre, le
(') M. l\ullietf(jrd {Physikal. Zeitsck., i5 niiirs 190:2) a déjà signalé les anomalies du déhut de la courbe ilc désactivulion.
RADIOACTIVITÉ INDllTE PAU LK KADIIM. 44;
plomb, le bisimitii, le platine, TaroeiU, le verre, Talun, la paraffine se comportent de même. Cependant, pour certains corps qui ont subi une activation lon-ue, la loi exponentielle finale de désactivation ne s'applicpie plus. Après quelques heures, l'activité ne décroît plus que fort lentement et demande quelquefois plusieurs jours pour diminuer de moitié. Le phénomène est extrêmement manifeste avec le celluloïd et le caoutchouc. La paraffine et la cire
Fij
le présentent à un degré moindre; il se fait déjà sentir avec l'alun et le plomb. On voit {fig. 2) comment les courbes s'écartent de la courbe de désactivation normale (dans la construction de ces courbes, et pour les rendre comparables, on a supposé que l'intensité du rayonnement était la même au bout de i heure de désactivation). Le celluloïd a, de plus, la propriété d'émettre de l'émanation pendant plusieurs jours; cependant, il finit par se désactiver complètement.
SUR LA